Trimestriels meilleurs qu'attendu pour Commerzbank

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Selon des résultats provisoires, la deuxième banque allemande par la taille de ses actifs a réalisé sur les trois premiers mois de l'année un bénéfice d'exploitation d'au moins 880 millions d'euros et un bénéfice net d'environ 590 millions d'euros.

La banque allemande Commerzbank a publié ce matin un communiqué laconique, dans lequel elle fait état de résultats "nettement supérieurs aux attentes" pour le premier trimestre. Le bénéfice net de l'institution financière basée à Francfort atteindrait environ 590 millions et le bénéfice opérationnel au moins 880 millions d'euros. Les analystes de marché tablaient sur respectivement 450 et 700 millions d'euros en moyenne, rappelle la banque.

Celle-ci explique sa bonne performance par une progression de ses commissions et une contribution importante de ses activités de trading. Il s'agit de résultats provisoires. Les résultats complets du premier trimestre seront annoncés le 9 mai. La banque allemande veut dégager un retour sur fonds de 15% "au plus tard" en 2010 et cette année, elle vise des revenus nets d'au moins 1,5 milliard d'euros, après 1,6 milliard en 2006, un chiffre alors dopé par le vente de plusieurs participations.

Pour les analystes de marché, l'essentiel est cependant ailleurs. Cela fait des années que Commerzbank est considérée comme une cible de choix dans le secteur. Valorisée 23 milliards d'euros contre 81 milliards pour BNP Paribas ou 94 milliards pour la britannique Royal Bank of Scotland, elle reste vulnérable, même si après le rachat à l'automne 2005 de la banque allemande de crédit hypothécaire Eurohypo, pour 4,5 milliards d'euros, Klaus-Peter Müller, le président du directoire de Commerzbank, a singulièrement compliqué la tâche d'un éventuel repreneur (voir La Tribune du 25 avril).

Après le rapprochement entre ABN-Amro et Barclays, de telles perspectives continuent à porter l'action. En hausse de 12% depuis le début du mois, elle s'adjugeait encore près de 2% aujourd'hui à la mi-séance. A plus de 36 euros, le titre retrouve son niveau de l'été 2000, époque à laquelle le marché bruissait des rumeurs d'une fusion Commerzbank-Dresdner Bank...

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