Akzo Nobel et Merck pourraient céder d'importants actifs
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Le chimiste néerlandais Akzo Nobel discute avec des fonds de capital-investissement d'une vente éventuelle de sa division pharmaceutique Organon, estimée à huit milliards d'euros, selon le quotidien Het Financieele Dagblad.
Au moins deux groupes d'investisseurs ont été invités à présenter une offre au cours des semaines à venir, ajoute-t-il, en citant des sources financières non identifiées. Le premier consortium réunit Kohlberg Kravis Roberts & Co (KKR), Warburg Pincus et CVC Capital Partners; le second rassemble Blackstone, Bain Capital, Alpinvest, Apax et Texas Pacific Group (TPG).
Akzo a déclaré vouloir introduire Organon en Bourse au début de cette année mais certains analystes ont estimé en novembre que la décision de Pfizer de se retirer du projet de développement en commun d'un traitement de la schizophrénie rendait plus probable une cession de la branche.
Une porte-parole d'Organon a refusé de commenter les informations d'Het Financieele Dagblad, réaffirmant que "l'option privilégiée" par le groupe restait celle d'une mise en Bourse début 2007. Selon le journal, Morgan Stanley, mandaté avec ABN Amro en vue de l'introduction d'Organon, dirige les discussions avec les fonds.
De son côté, le groupe chimique et pharmaceutique allemand Merck envisagerait de céder son activité de médicaments génériques, dont le prix pourrait atteindre quatre milliards d'euros, selon le quotidien allemand des affaires Handelsblatt, partenaire de la Tribune.
Citant des sources internes et du secteur, le journal écrit que le conseil de surveillance a déjà donné son feu vert à la recherche d'un repreneur.
L'activité principale de Merck se situe dans les cristaux liquides, utilisés dans les téléviseurs à écran plat et les téléphones portables. Son activité dans les génériques a dégagé un chiffre d'affaires de 1,796 milliard d'euros en 2005, soit environ 20% du chiffre d'affaires total.
Merck est en train de racheter la société biotechnologique suisse Serono pour 13,3 milliards de dollars. L'acquisition est principalement financée par un emprunt syndiqué.
Le mouvement de concentration déjà entamé de l'industrie européenne des génériques, un marché à forte croissance, devrait se poursuivre dans les années à venir, les laboratoires cherchant à se positionner au mieux dans ce segment à haut risque marqué par une vive concurrence.
Le suisse Novartis a racheté le génériqueur Hexal pour 8 milliards de dollars en 2005. Plus récemment, Barr Pharmaceuticals a annoncé en octobre l'acquisition du croate Pliva pour 2,5 milliards de dollars.
Merck est le quatrième fabricant mondial de médicaments génériques derrière l'israélien Teva Pharmaceutical Industries, l'unité Sandoz de Novartis, et Barr Pharmaceuticals. Mais des groupes indiens comme Dr Reddy's ou Ranbayx sont aussi en plein essor.
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