HSBC a réalisé en 2006 un bénéfice record malgré des pertes record sur de mauvaises créances

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La première banque britannique a dégagé un bénéfice net de 15,78 milliards de dollars. Ses pertes sur mauvaises créances ont atteint 10,5 milliards de dollars, notamment sur le marché immobilier américain.

La banque HSBC a dégagé l'an passé un bénéfice avant impôts record de 22,6 milliards de dollars, en hausse de 4,7%, et un résultat net part du groupe de 15,78 milliards (+5%), légèrement inférieur aux attentes du marché.

L'écart provient notamment du montant record de pertes essuyées par la première banque britannique sur ses activités de prêt hypothécaires aux Etats-Unis, où il est très exposé depuis son rachat en 2003 de Household pour 15,5 milliards de dollars. Les charges pour dépréciation de créances et autres provisions atteignent le niveau record de 10,5 milliards de dollars, contre 2,7 milliards en 2005, un niveau très supérieur aux estimations des analystes.

Le titre HSBC, qui avait chuté à Hong Kong, gagne 0,7% en début de séance à la Bourse de Londres. Le marché craignait une dépréciation massive d'actifs qui s'est limitée à 2,8 milliards de dollars.

Début février, HSBC avait prévenu de la détérioration accélérée de certaines créances à risuqe sur le marché immobilier américain. Ainsi, elle accuse une baisse de son résultat avant impôts dans la banque de particuliers aux Etats-Unis, à 725 millions de dollars : le premier groupe bancaire européen explique dans son communiqué qu'elle est imputable aux taux de défaillance sur un portefeuille de prêts hypothécaires à surprime détenu par sa filiale américaine de crédit à la consommation, Mortgage Services, "qui se sont avérés largement supérieurs à ceux qui avaient été modélisés dans la tarification de ces produits." HSBC indique qu'elle prendra les mesures de restructuration nécessaires "afin que ne se reproduise pas le phénomène de concentration des risques apparu ces dernières années."

Du côté des bonnes nouvelles, HSBC se félicite d'avoir atteint, pour la troisième année consécutive, un rendement des fonds propres moyens supérieur à 15% et un coefficient d'exploitation stable, à 51,3%. La banque a dégagé près de 50% de son résultat avant impôts en Asie, au Moyen-Orient en Amérique latine et sur d'autres marchés émergents. Les ratios de solvabilité du groupe restent "solides" (9,4% pour le Tier 1 et 13,5% pour le ratio du total des fonds propres).

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