General Motors toujours prêt à négocier une alliance avec le malaisien Proton

Le gouvernement malaisien a mis fin aux discussions avec Volkswagen et General Motors (GM) la semaine dernière en faisant valoir que Proton avait la possibilité de se redresser et de redevenir rentable tout seul, sans l'aide d'un groupe mondial.

General Motors est toujours prêt à investir dans le constructeur malaisien Proton. Une façon de faire passer le message aux autorités malaisiennes qui, la semaine dernière, ont rompu les négociations avec Volkswagen et GM, en faisant valoir que Proton avait la possibilité de se redresser et de redevenir rentable tout seul, sans l'aide d'un groupe mondial.

"Il ne faut jamais dire jamais. Entre temps, les choses ont évolué", fait valoir Steve Carlisle, responsable des activités de GM en Asie du Sud-Est, lors du lancement d'une nouvelle Chevrolet en Malaisie. "Quand nous parlerons à nouveau, les choses auront sans doute un peu plus évolué", ajoute ce dernier. "Il nous faudra alors comprendre quelles sont les conditions, ce qui peut être envisageable et ce qu'est vraiment la situation. Alors nous ferons un nouveau point à ce moment-là", poursuit-il.

Proton a perdu le quart de sa valeur en Bourse depuis l'annonce par le gouvernement malaisien le 20 novembre du souhait de Proton de se redresser par ses propres moyens. La part de marché de Proton a été divisée par plus de deux depuis les années 1990 pour tomber à 30%.

GM produit quelque neuf millions de voitures par an et Volkswagen 5,7 millions, contre 100.000 pour Proton, dont 21.000 sont exportées. Proton a noué des alliances avec les constructeurs chinois et japonais mais sans lien capitalistique. Le marché se demande si le gouvernement malaisien ne va pas maintenant se tourner vers un partenaire local pour aider Proton. Certains pensent à DRB-Hicom ou à Naza, deux groupes qui assemblent et vendent des marques étrangères en Malaisie.

"S'il y avait une possibilité et si le gouvernement nous permet d'avoir la possibilité, naturellement, nous serions enchantés de voir à quel niveau nous pourrions participer", a d'ailleurs déclaré le président de DRB Mohd Khamil Jamil. "Ce devra être une situation gagnant-gagnant", prévient-il.

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