Le financement du projet Galileo en panne

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Les ministres des Transports des 27 pays de l'Union européenne réunis aujourd'hui à Luxembourg se sont donné jusqu'à la fin de l'année pour prendre une décision définitive sur le financement de Galileo, le système européen de navigation par satellite.

L'Union européenne n'a pas avancé d'un iota sur le financement de Galileo, le "GPS européen", sur fond de rivalités franco-allemandes pour leurs entreprises qui souhaitent emporter les contrats. Réunis aujourd'hui à Luxembourg, les ministres des Transports des 27 pays membres de l'Union européenne se sont donné jusqu'à fin décembre pour prendre une décision définitive concernant ce projet, risquant dès lors d'être dépassé par le nouveau système américain GPS en préparation.

Les ministres ont toutefois "noté que la Commission considère que le financement public pour rendre Galileo opérationnel d'ici 2013 nécessiterait des fonds publics supplémentaires" en puisant par exemple dans les fonds non utilisés de la politique agricole commune (PAC).

Il faut au total trouver 2,4 milliards d'euros supplémentaires en sus du milliard déjà injecté dans le programme pour un coût total de 10 milliards (exploitation comprise). Le consortium privé (l'européen EADS, les français Thales et Alcatel-Lucent, le britannique Inmarsart, l'italien Finmeccanica, les espagnols AENA et Hispasat ainsi que le tandem allemand Deutsche Telekom-Centre aérospatial allemand) a renoncé à financer la future constellation de 30 satellites.

Partisane d'un financement apporté par les seuls gouvernements intéressés dont les entreprises se partageraient alors les contrats, l'Allemagne a une nouvelle fois rejeté l'idée de puiser dans les ressources de l'Union. Elle est par ailleurs opposée à toute réorientation des ressources de la PAC.

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