Bertrand Delanoë confirme qu'il sera candidat à sa succession en 2008

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Dans une interview au Parisien, le maire de Paris annonce qu'il briguera un nouveau mandat à la tête de l'exécutif parisien aux prochaines élections municipales. Il reste en revanche discret sur ses ambitions au sein du PS, voire nationales.

Le faux suspense qui agitait le microcosme politique parisien est désormais levé. A un peu plus de six mois des élections municipales et fort du succès du lancement du service de vélos en libre service Vélib, Bertrand Delanoë a annoncé qu'il était candidat à sa propre succession. A la question "Serez-vous candidat à un nouveau mandat?", le maire de Paris répond par l'affirmative, dans une interview au Parisien de ce mardi.

"Ce n'est pas une décision qui va de soi, après un mandat qui aura duré sept ans. Donc, j'ai bien réfléchi. Mais si j'ai décidé de m'engager à nouveau, c'est pour impulser une dynamique nouvelle. Mon projet consiste, avec les Parisiens, avec une équipe, à donner un temps d'avance à Paris", a-t-il déclaré.

Premier maire de gauche de la capitale, il avait été élu en mars 2001 à la faveur de la désunion de la droite entre Jean Tiberi, maire sortant, et Philippe Séguin. Il est aujourd'hui au sommet dans les sondages, après une passe difficile lors de l'échec en 2005 de la candidature de Paris aux JO de 2012.

Son éventuelle réélection à Paris pourrait lui ouvrir des perspectives nationales en 2012, comme ce fut le cas pour Jacques Chirac qui s'était lancé à la conquête de la présidence en 1995. Il a été une des personnalités les plus en vue lors de l'université d'été du PS à La Rochelle, le week-end dernier, et fait figure de successeur possible de François Hollande à la tête du parti. Même s'il estime que "cette question n'est pas d'actualité", ajoutant dans Le Parisien: "Réélu demain, je ferai mon travail de maire à 100%".

Sa principale rivale, Françoise de Panafieu, députée-maire du XVIIème, a été désignée par les adhérents UMP en 2006 et a dû faire face à quelques turbulences au sein de son parti. Marielle de Sarnez pour l'UDF-Modem et Denis Baupin (Verts) devraient également lui être opposés. "Je souhaite une campagne digne, sans attaques personnelles, mais concentrée sur le fond et les propositions, car c'est cela qui intéresse les citoyens", a déclaré le maire sortant.

Dans cette interview, il souligne que c'est son futur projet qui "déterminera les alliances futures", estimant qu'au Conseil de Paris, les élus du Modem "ont souvent des votes disparates". Au sujet de ses turbulents alliés Verts, composante de la majorité, il affirme que ce sont les Parisiens qui "par leur vote au premier tour", détermineront "la représentativité de chacun à l'avenir". Mais il met en garde: "les uns et les autres devront dire dès avant le premier tour - la remarque vaut pour les Verts comme pour le Modem - ce qu'ils ont l'intention de faire au second."

Il affiche dans le domaine de l'environnement un objectif de baisse de 25% des gaz à effet de serre lors de la prochaine mandature (ils ont déjà baissé de 9%, selon la mairie, depuis 2001). Et le maire de Paris propose d'atteindre dès 2014 l'objectif de la loi SRU (Solidarité et renouvellement urbains) de 20% de logements sociaux, ce cap étant prévu pour 2020 dans la loi.

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