Le prix du pétrole grimpe à plus de 75 dollars le baril à New-York

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Le baril de "light sweet crude" a atteint ce mardi 75,05 dollars à New York, son plus haut niveau depuis le 10 août 2006. Cette hausse résulte notamment des inquiétudes relatives aux stocks d'essence américains, et de la crainte qu'à moyen terme, l'offre mondiale ne couvre pas la demande.

Les cours pétroliers flambent. Sur le New York Mercantile Exchange, l'or noir a continué sa course ascendante de la veille en franchissant la barre des 75 dollars. Il s'est établi à 75,05 dollars en début de séance, un plus haut depuis le 10 août 2006. A Londres, le baril de Brent tournait autour des 76 dollars. En bondissant à 78,40 dollars, il a frôlé, lundi, son record historique de l'été dernier. Le prix de l'essence à la pompe, tiré par la crainte d'un approvisionnement insuffisant du marché américain, avait atteint des records historiques dès la fin du mois de mai aux Etats-Unis. Au 6 juillet, les stocks d'essence restaient inférieurs à 3,8% par rapport à leur niveau de l'an dernier.

De plus, depuis quelques semaines, les cours du pétrole sont tirés par la spéculation de fonds d'investissement qui comptent profiter de la hausse du prix du baril. "Il y a de plus en plus d'investisseurs qui entrent sur le marché du pétrole. Nous en sommes à un stade où la prophétie d'un baril à 80 dollars pourrait se réaliser", souligne un analyste de la maison de courtage Fimat.

En outre, les investisseurs craignent un déséquilibre mondial entre l'offre et la demande de pétrole. Car l'Organisation des pays producteurs de pétrole (Opep), qui a fourni 35,8% du pétrole mondial en juin, se refuse toujours à augmenter sa production de brut. Le cartel ne voit pas la nécessité de convoquer en avance une réunion qui est pour l'instant prévue pour septembre. Si l'Opep n'intervient pas, les analystes craignent un écart négatif de 1 million de barils par jour entre l'offre et la demande de pétrole, au second semestre 2007. Ce qui ferait bondir les cours à 95 dollars à la fin de l'année.

Autre inquiétude pour les investisseurs: la dégradation des conditions de sécurité au Nigeria et les discussions sur le nucléaire entre l'Iran et l'Occident. Cerise sur le gâteau, le début de la saison des ouragans fait peser un risque sur la production de pétrole. En 2005, l'ouragan Katrina avait détruit les installations pétrolières du Golfe du Mexique, ce qui avait propulsé, pour la première fois de leur histoire, les cours à 70 dollars le baril.

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