La concertation pour la réforme sur l'autonomie de l'université a débuté

La ministre de l'Enseignement supérieur a constitué en ce sens trois groupes de travail qui devront rendre leurs travaux dans trois semaines. La Conférence des présidents des universités a exprimé san "confiance" dans le gouvernement.

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Parallèlement au service minimum et à la défiscalisation des heures supplémentaires, le gouvernement veut aller vite sur la réforme des universités. La ministre de l'Enseignement supérieur confirme dans Le Parisien vendredi que l'examen au Parlement de la loi sur l'autonomie des universités "débutera mi-juillet". Selon Valérie Pécresse, cette réforme a pour objectif la "réussite" des étudiants et permettra de faire des universités "de vrais lieux de formation et de recherche d'excellence". Cette réforme ne sera que le point de départ d'un chantier plus vaste.

La ministre a entamé jeudi une concertation avec le monde universitaire, constituant à cette occasion trois groupes de travail. "J'attends la synthèse de vos débats pour le 22 juin prochain", a dit Valérie Pécresse à la vingtaine de délégations d'étudiants, d'enseignants, de chercheurs et de présidents d'université réunis pour l'occasion. Le Premier ministre François Fillon a reçu pour sa part vendredi le bureau de la Conférence des présidents d'université en présence la ministre.

"Nous avons vraiment confiance dans la volonté de ce gouvernement de prendre des mesures fortes qui permettent à la fois de renforcer la gouvernance des universités mais également de maintenir un caractère démocratique interne fort", a déclaré Jean-Pierre Finance, premier vice-président de la Conférence des présidents d'université, à l'issue de la réunion. Mais "nous ne souhaitons pas que lorsque la réforme aura été complètement appliquée, il y ait deux types d'universités (...), un système à deux vitesses", a-t-il prévenu.

Le premier groupe de travail réfléchira sur la question de "la gouvernance universitaire", le deuxième travaillera sur "le périmètre de l'autonomie des universités" et le troisième aura en charge "les modalités d'accompagnement et de suivi de la mise en place de la réforme", a précisé Valérie Pécresse. La plupart des syndicats ont regretté un calendrier "très serré" mais ont manifesté leur souhait de dialoguer. "J'espère que la défiance qui a pu exister entre les ministres de droite et les jeunes s'estompera", affirme la ministre dans Le Parisien.

Outre le projet de loi sur l'autonomie, elle entend engager "cinq premiers chantiers de la réforme de l'enseignement supérieur et de la recherche". Ils portent sur les conditions de vie étudiantes, les carrières des personnels des universités, les conditions matérielles de l'exercice des missions d'enseignement supérieur et de recherche de l'université, le statut des jeunes chercheurs et enseignants-chercheurs, et la lutte contre l'échec en premier cycle universitaire.

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