Dernier round pour la liaison ferroviaire Lyon-Turin

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L'Italie doit absolument présenter un nouveau tracé avant le 23 juillet. Sinon, le projet devra se passer des subventions européennes. Le coût total du projet est estimé à 12,5 milliards d'euros.

Le projet de la liaison ferroviaire patine et risque de ne pas obtenir de subventions européennes. Alors que tout est bouclé côté français pour ce tunnel qui devrait voir le jour en 2020, la situation est plus que tendue en Italie. Mercredi soir, le gouvernement de Romano Prodi a annoncé qu'il proposerait aux élus du nord du pays hostiles à la ligne, un nouveau tracé pour les convaincre.

Le gouvernement italien a ainsi donné mandat à un observatoire technique de réfléchir à un nouveau tracé, qui sera présenté dans les prochaines semaines à l'Union Européenne. La ligne Lyon-Turin figure parmi les engagements du gouvernement de Prodi, mais est aussi un point de friction avec l'aile radicale de sa majorité, en particulier les communistes qui craignent des dommages de l'environnement. Depuis dix ans, les 80.000 habitants de la Vallée de Suse, qui doit être traversée par la ligne, se battent contre ce projet.

Le temps presse en tout cas pour l'Italie. Elle a jusqu'au 23 juillet pour présenter son tracé à Bruxelles. Si cette échéance n'est pas respectée, la liaison Lyon-Turin, dont le coût total est estimé à quelque 12,5 milliards d'euros, devra se passer des financements européens. Sur les 8 milliards de crédits communautaires pour 2007-2013, le tunnel, qui est considéré comme une priorité par l'Union Européenne, devrait en recevoir un milliard.

"L'Italie n'est pas en mesure de présenter un projet à l'Union Européenne d'ici fin juillet" estime pour sa part Antonion Ferrentino, président de la communauté de la basse vallée de Suse. C'est en janvier 2001 que la France et l'Italie ont décidé de construire cette ligne à grande vitesse mixte voyageurs-fret, qui prévoit le percement d'un tunnel long de 53 kilomètres, pour 7,5 milliards d'euros, dont 2 milliards à la charge de la France. Avec cette ligne, c'est 40 millions de tonnes de marchandises qui pourraient être transportées et 7 millions de voyageurs. En France, les travaux ont déjà commencé depuis 2002. En 2012, le tunnel devrait commencer à être percé.

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