Dominique Strauss-Kahn devient le nouveau directeur général du FMI

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Sans surprise, les vingt-quatre administrateurs du Fonds monétaire international (FMI) ont nommé Dominique Strauss-Kahn à la tête de l'institution financière internationale. Le Français s'est engagé à réformer "sans tarder" le FMI dont il prendra le poste de directeur général le 1er novembre prochain. Nicolas Sarkozy, qui avait appuyé sa candidature au nom de l'ouverture, a salué "une grande victoire pour la diplomatie française".

Les 24 membres du conseil d'administration du Fonds monétaire international (FMI), qui siège à Washington, ont élu ce vendredi Dominique Strauss-Kahn comme nouveau directeur général de l'institution internationale qui regroupe 185 pays. Le français était donné archi-favori devant son seul concurrent, le tchèque Joseph Tosovsky, soutenu par la Russie.

Dominique Strauss-Kahn, âgé de 58 ans succède à l'Espagnol Rodrigo Rato, démissionnaire. Il prendra ses fonctions le 1er novembre prochain. Il devient ainsi le quatrième Français à la tête du FMI, après Pierre-Paul Schweitzer (1963-1973), Jacques de Larosière (1978-1987) et Michel Camdessus (1987-2000).

A la suite de sa nomination, Dominique Strauss-Kahn s'est dit déterminé à réformer "sans tarder" l'institution sexagénaire. "Je suis déterminé à engager sans tarder les réformes dont le FMI a besoin pour mettre la stabilité financière au service des peuples en favorisant la croissance et l'emploi", a affirmé l'ancien ministre socialiste.

"C'est pour moi une joie, un honneur et une responsabilité", a affirmé le candidat français, soulignant "la puissante légitimité que me donne le très large soutien dont j'ai bénéficié, notamment dans les pays émergents et des pays à bas revenus". La candidature du Français était soutenue par l'Union Européenne et les Etats-Unis, mais également par des "petits" pays au sein de l'institution comme le Brésil et l'Argentine.

"Je veux remercier (le président de l'Eurogroupe) Jean-Claude Juncker, grâce à qui tout a commencé ; Nicolas Sarkozy, qui au nom de la France a appuyé avec force ma candidature ; les ministres de l'Union européenne qui m'ont fait confiance et plus largement tous ceux qui m'ont apporté leur voix", a-t-il conclu.

La candidature de l'ancien ministre de l'Economie avait été avancée par le président Nicolas Sarkozy dans le cadre de sa politique "d'ouverture" vers la gauche. Après l'annonce de la nomination de Dominique Strauss-Kahn, le président de la République a salué "une grande victoire pour la diplomatie française", ajoutant que "c'est ça l'ouverture".

Le Premier ministre, François Fillon, a également "chaleureusement" félicité Dominique Strauss-Kahn, voyant dans sa nomination une "juste reconnaissance de ses qualités". Il a assuré que "le gouvernement français apportera son soutien à Dominique Strauss-Kahn pour conduire la réforme de cette institution essentielle pour la stabilité financière internationale et le développement".

De son côté, la ministre de l'Economie Christine Lagarde s'est aussi félicitée de cette nomination. "Je suis ravie qu'un Français de sa compétence et de sa qualité soit nommé à la tête du FMI pour mener à bien les réformes indispensables" au sein de cette instance, a-t-elle déclaré.

Le directeur général sortant du Fonds monétaire international Rodrigo Rato a salué l'élection de son successeur Dominique Strauss-Kahn, dont il a vanté les qualités. "Ayant connu et travaillé avec Dominique depuis des années, je sais qu'il possède l'expérience, la vision et le sens du service public nécessaire pour conduire avec succès le FMI à ce moment déterminant".

Peu avant le verdict des administrateurs du FMI, le directeur général de l'OMC, le Français Pascal Lamy, s'était félicité ce vendredi de la très probable élection de son compatriote Dominique Strauss-Kahn. "Cela me fait plutôt plaisir (...) Bienvenue au club, il y a du pain sur la planche!", avait-il déclaré.

Les deux hommes sont issus du Parti socialiste, lequel "s'est dit très fier" de la nomination de Dominique Strauss-Kahn à la tête du FMI. "Il y a de la fierté que l'un des nôtres soit à la tête d'un organisme international. Ses options politiques l'amèneront à une orientation progressiste", a déclaré Pierre Moscovici.

Le Premier secrétaire du PS, François Hollande, a pour sa part adressé "toutes ses félicitations et ses encouragements" au moment où Dominique Strauss-Kahn "va devoir réformer cette institution (NDRL le FMI) et se doter de nouveaux objectifs au service d'une action politique et financière plus juste".

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