Le prix du pétrole fait du yo-yo sur fond de tensions Téhéran - Londres

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Le Baril de Brent de la mer du nord a passé la barre des 69 dollars avant de redescendre légèrement. A New York, l'or noir a approché les 67 dollars avant de retomber autour de 66. L'escalade des tensions entre Londres et Téhéran après la capture de quinze marins britanniques maintient le marché en alerte.

Les cours du brut ont atteint un nouveau plus haut de l'année et même leur sommet des sept derniers mois, alimentés par les craintes d'une escalade des tensions entre le Royaume-Uni et l'Iran - qui garde prisonniers les quinze marins britanniques - avant de redescendre.

Le contrat du brut léger américain pour livraison en mai s'est rapproché des 67 dollars avant de retomber autour de 66 dollars pendant que le brent de la mer du Nord pour la même échéance a passé la barre des 69 dollars puis de retomber un peu.

Près d'une semaine après l'arrestation par l'Iran de 15 marins britanniques dans le Golfe, Londres a exclu toute négociation en vue de leur libération, Téhéran ayant reporté la libération de la seule femme faisant partie du groupe en raison du "comportement inadéquat" de la Grande-Bretagne.

Cette crise, combinée avec les nouvelles sanctions imposées à l'Iran par l'Onu le week-end dernier pour son programme nucléaire, alimente les craintes des courtiers quant à une diminution des exportations de pétrole iranien ou de pétrole transitant par le détroit d'Hormuz. L'Iran est le quatrième exportateur mondial de pétrole.

"Les prix ont crû rapidement en raison de l'accroissement des tensions au Proche-Orient. Cela montre la fragilité profonde du marché malgré une période marquée par une demande étonnamment faible pour la saison", souligne ainsi Gerard Burg, analyste de la National Australia Bank.


L'Iran et Londres tenteraient de résoudre la crise
L'ambassade d'Iran à Londres a affirmé vendredi que la Grande-Bretagne était en contact étroit avec le gouvernement iranien pour résoudre "de façon acceptable pour les deux parties" la crise des marins britanniques détenus en Iran. "Cette affaire peut et doit être résolue par la voie bilatérale. Les tentatives du gouvernement britannique pour inclure d'autres parties, y compris le Conseil de sécurité, dans cette affaire ne sont d'aucune aide", a jugé l'ambassade dans un communiqué.

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