Léger reflux du pétrole en Asie après sa flambée à plus de 88 dollars
La Tribune
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Dans les échanges matinaux, le baril de "light sweet crude" pour livraison en novembre perd ce mercredi matin 14 cents à 87,47 dollars le baril, contre 87,61 dollars mardi soir à New York, où le brut avait atteint en séance les 88,20 dollars.
Les cours élevés sont en partie soutenus, selon les analystes, par les derniers développements en Turquie, laquelle a évoqué le recours à une intervention militaire de l'autre côté de sa frontière avec l'Irak, afin de pourchasser sur leurs bases les rebelles kurdes du PKK, le Parti des travailleurs du Kurdistan. Les analystes craignent qu'une telle intervention ne perturbe encore plus l'approvisionnement en brut de la région: le pétrole extrait dans le nord de l'Irak est acheminé hors du pays via un oléoduc aboutissant au terminal turc de Ceyhan, sur la Méditerranée.
Le transit par les oléoducs du Nord a longtemps été quasiment inexistant depuis 2003, date de l'invasion militaire américaine, en raison d'incessants sabotages mais les exportations via le Nord du pays avaient récemment repris.
L'Irak exporte également son brut par le Golfe où la production des champs du sud du pays est acheminée via le terminal pétrolier de Bassorah.
Le marché, habitué à l'instabilité en Irak, ne s'inquiète pas seulement des perturbations éventuelles de l'offre du pays, mais d'une éventuelle déstabilisation de la région, où les foyers de risque sont multiples. Ce nouveau risque géopolitique intervient au moment où le marché est sur les dents en raison de l'état critique des stocks mondiaux avant l'hiver.
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