José-Luis Duran, président du directoire de Carrefour, fixe les conditions de cession de son immobilier

Le numéro un du groupe français de distribution a réaffirmé que la cession d'actifs immobiliers peut être envisagée, si toutefois elle ne fragilise pas le résultat opérationnel d'une enseigne. La valorisation des actifs immobiliers de Carrefour est le thème d'actualité chez le groupe depuis le 7 mars, date de l'entrée au capital de Colony Capital et Groupe Arnault à hauteur de 9,1%.

Le numéro un du groupe français de distribution a réaffirmé que la cession d'actifs immobiliers peut être envisagée, si toutefois elle ne fragilise pas le résultat opérationnel d'une enseigne. La valorisation des actifs immobiliers de Carrefour est le thème d'actualité chez le groupe depuis le 7 mars, date de l'entrée au capital de Colony Capital et Groupe Arnault à hauteur de 9,1%.

En marge du sommet sur le secteur de la distribution World Retail qui se déroule actuellement à Barcelone, José-Luis Duran, président du directoire de Carrefour, est revenu sur la cession d'actifs immobiliers. L'espagnol en a rappelé l'enjeu : "Tout le monde est d'accord sur les objectifs (d'une telle cession, ndlr) : se développer plus vite et retourner de la valeur aux actionnaires". José-Luis Duran en a toutefois immédiatement rappelé les limites : "La question est : comment le faire sans mettre en danger le résultat opérationnel ?".

Les six millions de mètres carrés dont Carrefour est propriétaire sont l'objet de tous les débats depuis l'entrée surprise dans son capital de Colony Capital et Groupe Arnault. Le fonds d'investissement américain est connu pour avoir, chez Accor, poussé à la cession d'actifs immobiliers. Des cessions qui ont fait s'envoler le titre du groupe hôtelier. La méthode aurait, dans la foulée, convaincu Groupe Arnault de s'allier à Colony Capital au sein du groupe Carrefour.

Certains experts estiment qu'une opération analogue pourrait être entreprise chez le distributeur français. Lors de la présentation des résultats annuels 2006 du groupe, le 7 mars dernier, José-Luis Duran avait été pressé de questions en ce sens par les analystes financiers. Ces derniers avaient été même déçus par la fourchette d'évaluation des actifs immobiliers (entre 15 et 20 milliards d'euros) fournie par le groupe. Ils tablaient sur bien davantage.

A cette occasion, José-Luis Duran avait rappelé combien "le contrôle de l'immobilier" est un atout pour qu'un distributeur alimentaire reste compétitif vis-à-vis de ses concurrents. Le paiement de loyers risquerait de trop grever le compte d'exploitation de l'enseigne, estime José-Luis Duran. Reste à en convaincre Colony Capital et Groupe Arnault.

Désormais deuxième actionnaire de Carrefour, derrière la famille Halley (13% du capital et 20% des droits de vote), les deux investisseurs entreront au Conseil de surveillance du groupe, à l'issu de la prochaine assemblée générale des actionnaires, le 30 avril.

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