La Commission européenne veut un nouveau traité international sur la contrefaçon

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La Commission de Bruxelles veut renforcer la coopération et établir de nouvelles normes avec ses principaux partenaires commerciaux. Le commerce de produits contrefaits s'élève actuellement à 200 milliards de dollars par an.

Alors que plus de 9 tonnes de fausses cigarettes Malboro ont été interceptées il y a deux semaines par les douaniers de Cambrai, pour une valeur totale de près de 2,5 millions d'euros, les grandes puissances commerciales cherchent à se prémunir un peu plus contre la contrefaçon. A commencer par la Commission européenne, qui va demander un mandat aux Etats membres de l'Union pour négocier un nouveau traité international afin de lutter contre ce fléau.

En effet, la contrefaçon coûte cher : quelque 200 milliards de dollars de produits sont ainsi écoulés chaque année, représentant 2% du commercial mondial. De plus, alors qu'elle touchait essentiellement les produits de luxe (sacs Vuitton ou autres) ces dernières années, une nouvelle tendance se dessine, incluant désormais des médicaments ou des pièces détachées, avec des dangers d'autant plus grands pour le public.

Un nouveau traité, qui devrait être négocié avec les grands partenaires commerciaux de l'Europe, tels que les Etats-Unis, le Japon et la Corée du Sud, devrait impliquer une meilleure coopération internationale pour lutter contre la pratique de la contrefaçon et fonder de nouvelles normes internationales.

En fait, la Commission européenne suit en ce sens le Japon, qui a annoncé il y a quelques jours sa volonté de rédiger un nouveau texte sur le sujet. Tokyo souhaite en discuter avec les Etats-Unis, l'Union européenne, la Suisse, la Nouvelle-Zélande, le Mexique et la Corée du Sud. Selon Tokyo, les règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) ne sont plus d'actualité pour gérer le problème de la contrefaçon.

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