Accord européen au forceps sur les aspects industriels du projet Galileo

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Les ministres des Transports de l'Union européenne (UE) se sont mis d'accord sur l'organisation des futurs appels d'offres industriels. Il décompose en six lots l'enveloppe globale de 3,4 milliards d'euros d'ici à 2013.

Ce devait être un accord à l'unanimité, il a finalement été obtenu à la majorité qualifié mais le projet européen Galileo censé offrir une alternative au GPS américain -Global Positioning System) pour la navigation par satellite est sur sa rampe de lancement.

L'Espagne a d'abord refusé de donner son feu vert mais les autres pays sont passés outre. Tout comme la Commission européenne a bataillé face à l'Allemagne sur les questions de financement et de retour industriel. Mais Madrid comme Berlin se sont finalement inclinés.

"Nous sommes en mesure de mettre Galileo en bonne marche pour 2013 et d'offrir aux Européens de très nombreux services", s'est félicité le commissaire européen aux Transports Jacques Barrot. Galileo doit en effet offrir une précision de localisation au mètre près, contre parfois une dizaine de mètres pour le GPS.

Reste que ce projet européen d'une constellation de trente satellites avec leurs stations au sol qui vu les Etats membres et leurs entreprises se chamailler en permanence a pris cinq ans de retard pendant que les Américains préparent une amélioration de leur système GPS.

La question du financement par les budgets européens en 2007 et 2008 avait été réglée il y a une semaine, là encore à l'arraché, avec tout de même un refus de l'Allemagne.

Désormais, les ministres des Transports de l'Union européenne (UE) se sont mis d'accord sur l'organisation des futurs appels d'offres industriels. L'enveloppe globale de 3,4 milliards d'euros jusqu'en 2013 sera composé de six lots: satellites, lanceurs, logiciels, relais au sol, centres de contrôle (au nombre de trois, un en Allemagne, un en Italie et un en Espagne), gestion de l'ensemble.

Une entreprise chef de file chapeautera chacun de ces lots avec la possibilité pour chaque société de pouvoir postuler dans deux des six groupes. Le projet comprend aussi une obligation de sous-traitance (à hauteur de 40%) afin de faire participer les PME européennes au projet.

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