Flopée de bonnes nouvelles pour l'économie française

Moral des ménages en très léger redressement, croissance revue à la hausse à 2,1%, dette ramenée à 63,9% du PIB et déficit public tombé à 2,5% du PIB, sont autant de nouvelles réjouissantes pour la santé de l'économie française.

Ce sont les petites rivières qui font les grands ruisseaux. Une kyrielle de menues bonnes nouvelles ont été annoncées ce vendredi matin du côté de la conjoncture française. Publié par l'Insee, le moral des ménages français s'est légèrement redressé en mars, l'indicateur qui le mesure s'établissant à -22 contre -23 en février et -24 en janvier, en données corrigées des variations saisonnières.

En mars, l'opinion des ménages sur leur situation financière passé et future s'est améliorée. Mais alors que le chômage a été ramené en février à 8,4%, son niveau le plus bas depuis 24 ans, les Français sont nettement plus pessimistes sur l'évolution du chômage au cours des douze prochains mois.

"Avec un niveau de -22, contre certes - 26 en décembre mais - 20 en septembre, le moral des Français restent très bas et tranche avec l'évolution favorable du chômage", commente Marc Touti, économiste à l'ACDE."A cet égard, il faut rappeler que la dernière fois que le chômage baissait autant qu'aujourd'hui (c'est-à-dire dans les années 98-2000, en pleine révolution de la "nouvelle économie"), ce même moral atteignait des sommets historiques", rappelle-t-il.

Par ailleurs, la croissance du produit intérieur brut (PIB) de la France a été revue en hausse à 2,1% en 2006 dont 0,7% sur le seul quatrième trimestre, a annoncé l'Insee. Un chiffre qui se situe dans le bas de la fourchette de 2 à 2,5% sur laquelle tablait le gouvernement dans l'élaboration de son budget 2006.

L'Insee a revu à la hausse de 0,1 point à 0,5% la progression des dépenses de consommation des ménages au quatrième trimestre. La progression de l'investissement des entreprises non financières sur la période a, quant à elle, été révisée en nette hausse à 2,1% contre 1,1% selon les premiers résultats des comptes trimestriels publiés le mois dernier. "Kes comptes du quatrième trimestre montrent un début de rééquilibrage avec des dépenses des ménages un peu moins dynamique et des exportations et un investissement un peu plus robuste. Tant mieux", commente Nicolas Bouzou, économiste chez Astérès.

Enfin, cheval de bataille du ministre de l'Economie et des Finances Thierry Breton depuis son arrivée à Bercy en 2005, la dette a été ramenée à 63,9% du PIB, contre 64,6% prévu et 66,2% en 2005, et le déficit public est pour sa part tombé à 2,5% du PIB, contre 2,6% anticipé par le gouvernement. "Si l'on veut aller plus loin pour maintenir un déficit public qui oscille entre 2 et 2,5% du PIB, même quand la croissance économique ralentit, on n'échappera pas à une réforme structurelle de l'Etat", indique toutefois Nicolas Bouzou.

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