Londres durcit la lutte contre l'immigration clandestine
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Le ministre de l'Intérieur britanique, John Reid, a présenté ce mercredi les grandes lignes d'une stratégie visant à interdire progressivement "l'accès aux avantages de la Grande-Bretagne" à ceux qui entrent dans le pays illégalement. "L'immigration illégale porte atteinte au salaire minimum, elle est injuste, elle sape les droits des travailleurs britanniques, vole l'argent du contribuable en utilisant des allocations, des services publics (...) fournis par les contribuables britanniques pour les Britanniques", a déclaré John Reid.
Le mois prochain, les autorités vont commencer à envoyer par SMS un rappel sur l'expiration prochaine de leur visas aux personnes résidant temporairement dans le pays. Londres veut établir une liste des illégaux afin d'alerter les agences de l'Etat si les personnes qui requièrent leurs services n'y ont pas droit. Des équipes d'inspecteurs du travail auront pour tâche de détecter les patrons qui emploient des personnes qui ne devraient pas être dans le pays.
Le gouvernement va permettre, lors d'une phase de test, aux services de santé d'utiliser les données du fichier national sur l'immigration et la nationalité pour voir si les malades ont cotisé pour les soins qu'ils demandent. Pour lutter contre "les marchands de sommeils", ces propriétaires qui louent des logements à bas prix où s'entassent les illégaux, une amende de 20.000 livres (29.400 euros) sera imputable à ceux qui logent des immigrés sans papiers.
Un nouveau système pourrait également être mis en place pour détecter les sans-papiers qui voudraient obtenir un permis de conduire. Au total, le gouvernement veut la collaboration de la police, du fisc, des autorités locales et de l'agence chargé du fichier national sur l'immigration et la nationalité, pour trouver les immigrés illégaux sur son sol.
Rendre les immigrés "indigents ne les encouragera pas ou ne leur permettra pas de revenir dans des pays marqués par les violations des droits de l'homme, des conflits et la pauvreté. Cela les conduira vers les associations caritatives ou les églises déjà débordées, ou aux mains des criminels qui organisent le travail forcé", a dénoncé Habib Rahman, responsable de JCWI, groupe de défense des intérêts des immigrés. Grahame Maxwell, porte-parole de l'association des commissaires de police, a estimé au contraire que cette stratégie était "un pas en avant très positif".
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