Les stocks de pétrole américains baissent, le prix du brut monte

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Les cours du pétrole progressaient, ce vendredi, dans les échanges électroniques en Asie soutenus par des tensions géopolitiques et l'annonce d'un nouveau déclin des réserves américaines de brut.

A 02h44 (GMT), le baril de "light sweet crude" pour livraison en octobre progressait de 17 cents à 76,47 dollars le baril contre 76,30 dollars jeudi soir à New York. Son record absolu (78,77 dollars) avait été atteint le 1er août.
Les cours du Brent de la mer du Nord gagnaient 3 cents à 74,80 dollars. Le marché du pétrole est extrêmement tendu.

La Syrie a déclaré que sa défense antiaérienne avait tiré jeudi à l'aube sur des avions israéliens qui avaient violé son espace aérien, faisant monter la tension entre les deux pays. Par ailleurs, le consulat américain à Lagos aurait mis en garde contre d'éventuelles attaques terroristes visant des intérêts occidentaux au Nigeria.

Les stocks ont baissé plus fortement que prévu la semaine dernière aux Etats-Unis. Les réserves de pétrole brut ont ainsi diminué de 3,9 millions de barils à 329,7 millions. Les analystes attendaient en moyenne un recul de 500.000 barils. Les stocks d'essence ont parallèlement baissé de 1,5 million de barils à 191,1 millions, alors que le marché anticipait une diminution de 1,3 million de barils. Les réserves se situent ainsi à leur plus bas niveau depuis la semaine du 2 septembre 2005.

Autre signe de la surchauffe actuelle: le taux d'utilisation des capacités des raffineries a augmenté de 1,8 point à 92,1%. Plusieurs explications à cela. La première est météorologique. En raison des cyclones, certains producteurs sont contraints de fermer temporairement leurs unités, ce qui réduit les capacités mondiales de raffinage. Ensuite, la demande en produits pétroliers reste toujours aussi forte. Enfin, le manque d'investissement dans de nouveaux équipements ces dernières années se fait cruellement sentir. Un décalage qui devrait être long à combler.

Les professionnels n'attendent pas grand-chose du prochain sommet de l'Opep, mardi, sinon une confirmation de la politique des grands pays exportateurs de pétrole. Malgré les appels répétés des grands clients, regroupés dans l'Agence internationale de l'énergie, les ministres des pays membre de l'Opep devraient décider de ne pas augmenter la production de pétrole, estimant que les approvisionnements répondent toujours à la demande. De quoi maintenir les prix à des niveaux élevés.

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