"Cagnotte" et maîtrise des dépenses ont permis de réduire le déficit de l'Etat

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Des recettes meilleures que prévu, tant en provenance des entreprises que des particuliers, et une stricte maîtrise des dépenses de l'Etat ont permis de ramener le déficit budgétaire à 36 milliards d'euros en 2006, soit 2% du PIB.

D'un côté on réduit le débit des dépenses. De l'autre, le robinet des recettes a produit plus que prévu. Au final, le budget de l'Etat s'en trouve amélioré mais tout de même pas au point de passer dans le vert car il restait fin 2006 un déficit de 36,161 milliards d'euros, selon les chiffres rendus publics aujourd'hui par le ministère de l'Economie et des Finances.

Côté dépenses, on est dans le "strictement maîtrisé", s'est félicité Bercy. Les dépenses des administrations publiques de l'Etat ont atteint en 2006 266,05 milliards d'euros. "Un niveau inférieur de 28 milliards d'euros au plafond de l'autorisation parlementaire", selon le ministère.

Par ailleurs, le gouvernement a réduit le montant des reports de crédits qui ne devraient s'établir qu'à 4 milliards d'euros début 2007, quand ces derniers atteignaient 14 milliards d'euros début 2002, sous la précédente législature, n'a pas manqué de rappeler Bercy, campagne électorale oblige.

Les bonnes nouvelles viennent également du côté des recettes qui se révèlent supérieures à ce qu'on attendait au moment du vote de la loi de finances. La "cagnotte" fiscale s'élève à 10,2 milliards d'euros. Elle reflète l'embellie de la conjoncture économique constatée en 2006, avec une hausse du PIB comprise, selon les experts gouvernementaux, entre 2% et 2,5%.

Elles proviennent en premier lieu de l'impôt sur les sociétés, en plus-value de 6,4 milliards d'euros par rapport à la loi de finances initiale (LFI). La mesure de relèvement de seuil de l'acompte exceptionnel de décembre, imposé aux entreprises par le gouvernement à l'automne dernier, a notamment permis de rapporter "environ 1 milliard d'euros", indique Bercy.

Mais les ménages participent également à la "cagnotte". Les rentrées de l'impôt sur le revenu (IR) sont supérieures de 1,1 milliard d'euros a ce qui était attendu en LFI. Les recettes de TVA sont également meilleures de 1,4 milliard d'euros par rapport aux prévisions. Enfin, les donations et successions ont rapporté 500 millions d'euros de plus-values, comme l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) qui affiche une amélioration de ses recettes de 450 millions.

Par ailleurs, les comptes spéciaux sont en hausse de 1 milliard d'euros par rapport à la LFI, "sous l'effet notamment du niveau record des cessions immobilières (800 millions d'euros)".
Les prélèvements sur recettes au profit des collectivités locales sont aussi en hausse de 800 millions d'euros.

En revanche, la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP) s'inscrit en moins-value de 500 millions d'euros, reflétant notamment la moindre consommation de carburant (-1%) constatée pour la première fois depuis la fin de la seconde guerre mondiale en 2005 et confirmée en 2006.

Avec des dépenses "strictement maîtrisées" et des plus-values fiscales de 10,2 milliards d'euros, le déficit budgétaire est ramené à 2% du PIB, "la meilleure performance depuis quinze ans", et le déficit de l'Etat est au niveau du "solde stabilisant", c'est-à-dire le niveau qui lui permet de stabiliser le poids de la dette dans le PIB.

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