Jean-Louis Borloo a remis à Henri de Castries le titre de "stratège de l'année"

La traditionnelle remise du prix du "stratège de l'année" des lecteurs de La Tribune a vu le ministre de l'Emploi, de la Cohésion sociale et du Logement Jean-Louis Borloo remettre à son ami Henri de Castries, président du directoire d'Axa, le titre de "stratège de l'année 2006".

Une fois encore, la plupart des présidents des groupes du CAC 40 se sont retrouvés ce jeudi au célèbre restaurant parisien du Grand Véfour pour la remise du prix du "stratège de l'année" des lecteurs de La Tribune.

L'occasion d'assister à un échange amical entre deux vieilles connaissances. C'est en effet le ministre de l'Emploi, de la Cohésion sociale et du Logement, Jean-Louis Borloo, qui a remis cette distinction à Henri de Castries, le président du directoire d'Axa. Le premier a rappelé à cette occasion une visite en Chine avec le second datant d'il y a trente-quatre ans et souligné que déjà, le futur patron d'Axa "voulait tout regarder partout tout le temps" et avait pris conscience en découvrant les communautés populaires chinoises qu'"une civilisation qui s'occupe de ses vieux" est une civilisation qui ne meurt pas.

D'Henri de Castries, le ministre de la Cohésion sociale dit qu'il est bien le mélange d'un HEC et d'un élève de l'ENA: avec "l'envie d'être en compétition dans le privé et le sens de l'intérêt général et du service public".

Le président du directoire d'Axa a lui rendu hommage à son mentor et prédécesseur, aujourd'hui président du conseil de surveillance d'Axa (et grand manitou du capitalisme français), Claude Bébéar, également co-auteur du récent rapport rendu au gouvernement sur la fiscalité et la réforme de l'impôt via l'introduction de la retenue à la source.

Henri de Castries a souligné à quel point il avait su trouver en permanence écoute et conseil auprès de son aîné, d'autant que ce dernier lui a cédé les rênes du géant français de l'assurance juste avant la chute des marchés liée à l'explosion de la bulle Internet en l'an 2000 et quelques mois avant les attentats du 11 septembre 2001, deux coups durs pour le monde économique et en particulier pour les assureurs.

L'hommage du patron d'Axa à Claude Bébéar faisait écho à une jolie formule de Jean-Louis Borloo: "on reconnaît un stratège au fait que longtemps après qu'il soit parti, c'est encore mieux que quand il était là", donc qu'il a parfaitement préparé l'avenir.

Le ministre n'a pu s'empêcher de faire allusion à la politique - il vient officiellement d'apporter son soutien à Nicolas Sarkozy, c'est le dernier poids lourd du gouvernement et de la majorité à le faire - en concluant: "la bataille des ressources humaines, vous, dans les entreprises, vous l'avez gagnée. Nous, nous l'avons perdue dans la fonction publique. Si quelques-uns d'entre vous peuvent nous donner un coup de main..." Et l'ensemble des patrons présents d'acquiescer.


Henri de Castries confiant pour l'assurance vie
Axa reste confiant sur l'évolution du marché français de l'assurance vie, qui a fortement reculé au cours des deux premiers mois de l'année, au regard d'une exceptionnelle envolée un an plus tôt. "On n'est pas inquiet sur l'année", a déclaré jeudi Henri de Castries, à l'occasion de la remise du prix du stratège 2006. "Les comparaisons sont difficiles à faire (compte-tenu des éléments exceptionnels intervenus au début de 2006) et il y a un certain attentisme en période électorale", a-t-il ajouté. Le marché français de l'assurance vie a reculé de 7% au cours des deux premiers mois de 2007, du fait d'une base de comparaison extrêmement élevée, le début 2006 ayant bénéficié de transferts massifs vers l'assurance vie après des modifications fiscales intervenues sur certains plans d'épargne logement.
Mais depuis le début de l'année, Axa a enregistré, selon Henri de Castries, une collecte "extrêmement forte en assurance collective et de bon niveau en assurance individuelle". Interrogé sur l'évocation, par Ségolène Royal, d'une modification de la fiscalité de l'assurance vie, il a répondu qu'elle constituait, via les unités de compte, le moyen d'encourager l'épargne longue et la détention d'actions, donc l'investissement dans le secteur productif. "On ne peut pas à la fois déplorer le manque d'investisseurs en actions des entreprises et parler de remise à plat de la fiscalité", a-t-il lancé. Il a réaffirmé la nécessité, pour Axa, de poursuivre sur la voie d'une forte croissance interne susceptible de financer les acquisitions du groupe.

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