OPA, acquisitions : les Britanniques sont de retour

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Après avoir été longtemps des cibles, les entreprises britanniques reviennent en force sur le marché des fusions et acquisitions transfrontalières. Et cette fois dans le rôle de prédateurs.

"Brits are back"! Après avoir été longtemps des cibles, les entreprises britanniques reviennent en force sur le marché des grandes opérations de fusions et acquisitions transfrontalières. Et cette fois dans le rôle de prédateurs. Imperial Tobacco qui veut reprendre Altadis est l'exemple d'une vitalité et d'une ambition internationale retrouvées de la part des compagnies de Sa Majesté.

La liste, ces derniers temps, s'est tout à coup allongée: le London Stock Exchange (LSE), après avoir été sur la défensive pendant trois ans, est parti à l'attaque en ce début d'été en s'offrant une Borsa Italiana par ailleurs ravie de tomber sous le charme de la City. Et le LSE laisse entendre qu'il ne s'agirait que d'un début...

Et que dire des banques? Après avoir longtemps boudé l'Europe continentale et avoir subi sans grogner la reprise d'Abbey National par l'espagnol Santander en 2004, deux grands établissements britanniques, Barcays et Royal Bank of Scotland, sont partis à l'abordage d'ABN Amro, fleuron déchu de la finance hollandaise. Une opération, quel que soit le dénouement, qui promet de bouleverser les équilibres bancaires européens. Il fallait toute l'excentricité britannique pour que deux groupes du même pays se disputent la même cible à l'étranger! A moins de considérer l'Ecosse comme un pays fort différent de l'Angleterre...

Comme les analystes estiment que le marché mondial des fusions et acquistions n'a pas terminé de flamber, d'autres initiatives pourraient voir le jour prochainement. Mais il convient de dire que la Grande Bretagne reste un terrain d'accueil pour les OPA étrangères. Ainsi, les supermarchés Sainsbury viennent de faire l'objet d'une offre de la part d'un fonds d'investissement du Qatar.

La réalité veut donc que la valse des OPA va continuer outre- Manche. Avec des Britanniques conquérants, non seulement à l'étranger, mais sur leur terre. Ils en ont peut-être assez d'organiser Wimbledon, le plus grand tournoi au monde de tennis, et de ne jamais voir un de leurs compatriotes lever le trophée de la victoire...

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