Le Nasdaq échoue dans sa tentative de rachat du LSE

La Bourse électronique américaine n'a finalement pu recueillir que 0,41% supplémentaire du capital du London Stock Exchange (LSE) à l'issue de son offre. Le Nasdaq, qui détient déjà 28,75% du capital de sa cible, avait proposé 2,7 milliards de livres (quatre milliards d'euros) pour acquérir le solde. Sa proposition jugée insuffisante avait été fermement rejetée par la Bourse londonienne.

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Le Nasdaq jette l'éponge. La Bourse électronique de New York a reconnu samedi l'échec de son OPA à 2,9 milliards de livres, soit environ 4,4 milliards d'euros, sur la Bourse de Londres. La place financière britannique échappe ainsi à une cinquième tentative de rachat en un peu plus de deux ans.

Le Nasdaq, qui a racheté depuis le printemps dernier 28,75% du capital de sa proie pour en devenir le premier actionnaire, n'a réussi en deux mois qu'à recueillir 0,41% du capital en plus. C'est la deuxième fois en moins d'un an que le Nasdaq échoue à racheter le London Stock Exchange (LSE), avec un prix proposé, 1.243 pence par action, bien en dessous du prix du titre LSE, qui a fini stable à 1.282 pence par action vendredi.

L'échec est cuisant pour le Nasdaq qui, aux termes de la législation britannique, ne pourra pas présenter de nouvelle offre avant 12 mois. "Nous sommes bien évidemment déçus de ce résultat, car nous maintenons que notre offre représentait le juste prix pour les actionnaires du LSE", a estimé dans un communiqué le patron du Nasdaq Bob Greifeld. Il a cependant souligné que "la déception était tempérée par le fait d'être resté fidèle aux principes du Nasdaq en matière de prix", à savoir réaliser des acquisitions, qui doivent "apporter des bénéfices clairs et visibles à nos actionnaires".

Pour autant, Bob Greifeld n'a pas dévoilé sa stratégie à venir, se contentant d'affirmer que le Nasdaq continuerait "à rechercher des opportunités pour renforcer son actuelle position de plus grande Bourse électronique du monde".

De son côté, le LSE a salué le fait de pouvoir désormais travailler "sans être distrait par des approches mal évaluées qui ne comprennent pas la valeur de notre entreprise". Son président Chris Gibson-Smith a indiqué que la Bourse de Londres allait désormais "faire avancer différentes opportunités stratégiques, ainsi que de concurrence et de collaborations, pour renforcer sa position unique".

L'échec du Nasdaq était attendu. Les principaux actionnaires de la Bourse de Londres, en majorité des fonds spéculatifs, avaient acheté leurs actions récemment, à un prix supérieur à l'OPA et n'avaient pas intérêt à y souscrire. Les autres se sont rangés à l'avis de la direction du LSE.

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