EADS suspend le plan de restructuration d'Airbus

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Le conseil d'administration d'EADS a interrompu ses travaux sur le plan de restructuration de sa filiale Airbus, faute d'un accord concernant la répartition de la charge de travail entre les différents pays concernés par la production de l'A350XWB. Pour Louis Gallois, le co-président d'EADS et PDG d'Airbus, il devient impératif de "trouver une solution qui surmonte les questions nationales".

Coup de théâtre. Airbus a annoncé ce lundi que le conseil d'administration de sa maison mère EADS a "interrompu ses travaux" sur la mise en place du plan de restructuration "Power 8", dont la présentation était attendue demain mardi. Cette décision tire les conséquences de l'absence de consensus sur la répartition des mesures de réorganisation entre les différents pays dans lequel l'avionneur européen est implanté.

Dans un communiqué publié en début d'après-midi, Airbus précise que le conseil se réunira "dans les prochains jours" pour tenter de trouver un accord concernant en particulier la répartition de la charge de travail liée à l'A350 XWB, le futur long-courrier de l'avionneur européen censé riposter au succès du futur Boeing 787. "En conséquence, le comité du groupe européen qui était prévu le 20 février est annulé", déclare Airbus.

Pour l'avionneur européen, il s'agit d'un camouflet cinglant, alors que les gros titres de la presse économiques européennes consacraient déjà une large place, ce matin, sur les grands axes de la restructuration d'Airbus et les plans de son patron Louis Gallois. Cité dans le communiqué, ce dernier souligne "le besoin de trouver très rapidement une solution qui surmonte les questions nationales" concernant la restructuration de l'avionneur européen.

Louis Gallois juge avoir "fait des propositions que je juge équilibrées, tant sur plan industriel que technologique et qui servent notre objectif de compétitivité économique", estimant dangereux de "retarder plus longtemps la mise en oeuvre de Power8". Selon des informations publiées ce matin par La Tribune, le patron d'Airbus devait dévoiler demain la suppression d'environ 10.000 emplois ainsi que la cession de trois usines : Méaulte en France, Varel et Nordenham en Allemagne.

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