Les autres films de la semaine

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Parmi les sorties de la semaine, relevons "Michou d'Auber", "Dreamgirls", "Azul", "Entre adultes", "Le direktor" et "Le nombre 23".

"Michou d'Auber"
Auteur de "La vérité si je mens" 1 et 2, Thomas Gilou s'est inspiré de l'histoire vraie de Messaoud Hattou, son scénariste, pour l'histoire d'un enfant maghrébin d'Aubervillers, Gilou d'Auber, garçon espiègle, placé dans une famille d'accueil du Berry profond. On est en 1960, la guerre d'Algérie fait rage et le racisme est plus virulent que jamais. La femme chez qui Gilou a été placé, Gisèle (l'excellente Natalie Baye) le teint en blond et lui invente un passé de petit garçon catholique pour ne pas heurter les préjugés de son mari très Algérie française (Gérard Depardieu) et des villageois. Mais le mensonge va être découvert et le film s'enliser dans les bons sentiments. Avec un Gérard Depardieu qui en fait des tonnes et ne lésine pas sur la corde sensible.
N.T.

"Dreamgirls"
Après avoir signé le scénario de "Chicago", Bill Condon s'épuise aujourd'hui à conter l'histoire des Supremes, groupe féminin fétiche des années 1960-70, mené par Diana Ross, et leurs relations avec la célèbre maison de disque Motown. Au final, son film ressemble malheureusement à un long clip laborieux. Là où Taylor Hackford réussissait l'an dernier, avec " Ray ", une formidable biopic de Ray Charles en mêlant sa vie à celle de la communauté afro-américaine, Condon se concentre sur les scènes de chant, filmées jusqu'à l'overdose pour masquer la pauvreté du scénario. Seule consolation, la truculence des seconds rôles, brillamment interprétés. Jennifer Hudson a ainsi remporté un oscar, tandis qu'Eddie Murphy compose un crooner pathétique, époustouflant de justesse et d'énergie en empruntant à James Brown, Little Richard et Chuck Berry.
Y. Y.

"Azul"
Le jeune auteur espagnol Daniel Sanchez Arévalo signe un premier film prometteur, une fable moderne, poétique et loufoque. Malgré un master de gestion, Jorge a dû reprendre le travail de concierge qu'exerçait son père handicapé et s'occuper de lui à plein temps. Son frère est en prison. A sa sortie, il demande à Jorge un étrange service pour tirer sa copine de la geôle où elle ronge son frein... Sympathique.
N.T.

"Entre adultes"
Autant dire que l'affiche glamour est pour le moins trompeuse. Toute la bassesse humaine tient dans ce film d'1h20, qui en paraît quatre. Le jeune réalisateur Stéphane Brizé tente une peinture réaliste de la vie de couple à travers douze personnages qui se mentent, se manipulent, se trompent, se quittent... Les acteurs jouent le plus souvent mal, sans doute pour donner une couleur authentique aux dialogues. Et leur médiocrité n'a d'égale que celle des décors, un moyen également de renforcer le soi-disant réalisme du film produit par Claude Lelouch. Tout est fait pour enterrer toute illusion d'un possible bonheur à deux. Un point de vue dont la démonstration n'est guère convaincante.
C.M.

"Le direktor"
Obsédé par la manipulation et grand manipulateur lui-même, le danois Lars von Trier se lance, sans conviction, dans la comédie avec l'histoire improbable d'un faux manager de PME. Le vrai est un lâche qui avance sous le masque du simple employé pour ne pas être impopulaire dans les moments difficiles. Pris à la gorge, il se décide à vendre sa société d'informatique. Il fait appel à un acteur au chômage pour jouer son propre rôle de patron et conclure le deal avec l'acheteur. Mais l'acteur découvre vite les limites de l'exercice et les revers du pouvoir qu'il est sensé incarner. On n'y croit pas une seconde.
N.T.

"Le nombre 23"
Jim Carrey s'est fourvoyé dans ce film pseudo-fantastique de Joël Schumacher. Walter menait une vie paisible, jusqu'à ce qu'il découvre un étrange roman, "Le Nombre 23". D'abord intrigué par le thriller, Walter s'aperçoit rapidement qu'il existe des parallèles troublants entre l'intrigue et sa propre vie. Il se met à voir le nombre 23 partout. Et cela devient très vite fatiguant.
N.T.

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