Pin Group licencie un millier de personnes en Allemagne après l'instauration d'un salaire minimum

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Le groupe privé allemand de services postaux dénonce l'instauration d'un salaire minimum pour les postiers décidé par le gouvernement. Il dénonce une mesure ayant pour but de favoriser la Deutsche Post et assure n'avoir pas d'autres choix que de licencier.

Pin Group agite le torchon rouge outre-Rhin. Le groupe privé de services postaux, filiale de l'éditeur allemand Axel Springer, a annoncé ce mardi le licenciement de "bien plus de 1.000" personnes en Allemagne, affirmant y être "forcé" après l'introduction d'un salaire minimum pour les facteurs.

"Les plus touchés seront les Etats régionaux de Bavière et de Basse-Saxe", a fait savoir Pin Group, dont le siège social est au Luxembourg et emploie au total 9.000 personnes.

Le postier met en cause la politique du gouvernement allemand et la création d'un salaire minimum "exagéré". Berlin a décidé la semaine dernière d'un salaire minimum d'entre 8 et 9,80 euros pour les facteurs. Selon les prestataires privés, qui payent moins, cette mesure équivaut à préserver de facto le monopole de la Deutsche Post, qui doit en théorie tomber complètement le 1er janvier prochain.

"Avec le salaire minimum exagéré, la destruction d'investissements de plusieurs milliards d'euros et de milliers d'emplois a été sciemment décidée. Le plus regrettable est que cela concerne d'abord des personnes peu qualifiées ou sortant de longues périodes de chômage, qui sont renvoyés à la charge de l'Etat et vers un futur incertain", s'emporte Günther Thiel, le patron du Pin Group, dans un communiqué.

Pire: Pin Group annonce que le licenciement d'un millier de personnes "est un premier pas", et que "de nombreux autres emplois sont menacés."

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