La Chine ne joue plus son rôle de régulateur monétaire mondial

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Jusqu'à présent, les pays à bas coûts permettaient de réfréner l'inflation mondiale. Avec une augmentation de 4,4% des prix en juin, la Chine inverse aujourd'hui la tendance et exporte son inflation. Un nouveau facteur d'inquiétude pour les banquiers centraux.

Alerte sur l'échiquier mondial des prix: la Chine ne joue plus son rôle déflationniste. Champion des exportations à bas prix durant les deux dernières décennies, l'Empire du Milieu, bientôt troisième puissance économique mondiale devant l'Allemagne, se met à vendre plus cher. Les prix des importations chinoises aux Etats-Unis ont ainsi gagné 0,3% en juin par rapport au mois précédent. La même progression qu'en mai.

Avec la multiplication des échanges et la flambée du prix des matières premières, ce nouveau paramètre risque de peser sur les décisions des banquiers centraux. En Grande-Bretagne comme en Nouvelle-Zélande, les banques centrales devraient laisser leur taux directeur à des niveaux élevés pour lutter contre cette nouvelle forme de pression inflationniste. Les taux n'ont jamais été aussi élevés en Zone euro et en Grande-Bretagne depuis six ans.

Corollaire à une croissance au plus haut depuis 12 ans, la Chine a enregistré en juin une inflation record de 4,4% sur un an. Inquiet de cette tendance, le gouvernement a relevé son taux directeur à 6,84% le 21 juin. Jusqu'à présent, les pays à faible coût de production comme la Chine et l'Inde étaient en quelque sorte gardien des prix, puisque l'OCDE estime qu'ils ont permis de réduire de 0,2% l'inflation des pays développés entre 2000 et 2005. Cette époque pourrait être bientôt révolue.

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