Les députés UDF ralliés à Nicolas Sarkozy lancent le Nouveau centre

En divergence avec la ligne adopté par leur ancien patron à l'UDF, François Bayrou, aujourd'hui au MoDem, les ralliés à Sarkozy lors de la campagne présidentielle ont décidé de créer un nouveau parti centriste. Le "Nouveau centre" se veut dans la continuité de l'UDF et en accord avec la majorité présidentielle. Un positionnement que tous les députés UDF n'ont pas suivi, ajoutant encore à la confusion.

La guerre des clans fait rage dans les troupes centristes. Face au MoDem de François Bayrou, sur une ligne d'indépendance vis-à-vis de l'UMP, les députés UDF ralliés à Nicolas Sarkozy ont lancé ce mardi le Nouveau centre, présenté comme "le pôle centriste de la majorité présidentielle". Les 84 candidats aux législatives issus de ce nouveau parti affronteront ainsi ceux du Mouvement démocrate de leur ancien dirigeant.

Il s'agit d'une "démarche constructive, dans laquelle nous souhaitons entrer pour la durée de la législature qui s'engage", a déclaré Hervé Morin, nouveau ministre de la Défense et ancien président du groupe UDF à l'Assemblée Nationale. André Santini, député-maire d'Issy-les-Moulineaux a déclaré pour sa part que "nous ne sommes pas des dissidents, nous sommes l'UDF", affirmant que "c'est François Bayrou qui a décidé, pour des raisons de stratégie personnelle, d'aller sur une trajectoire individuelle".

Dix-huit députés UDF ont signé un texte pour présenter la position du nouveau parti distribué à la presse, parmi lesquels François Sauvadet, Nicolas Perruchot et Rudy Salles. Pour les députés du Nouveau centre, il ne s'agit "pas d'un reniement, ni d'un ralliement". "L'attitude de François Bayrou entre les deux tours, en décidant de se rallier à Ségolène Royal et en conduisant à un renversement des alliances, a rompu avec les valeurs du centre. Nous entendons les incarner", affirment les signataires du texte.

Pourtant, plusieurs députés UDF inscrits dans la majorité présidentielle, tels Philippe Folliot (Tarn) et Jean Dionis du Séjour (Lot-et-Garonne), n'ont pas signé ce texte, alors que le député-maire de Rouen, Pierre Albertini, a pour sa part décidé de ne plus appartenir à aucun parti politique.

Difficile alors de se retrouver dans la confusion où semblent être plongés les élus UDF. D'ailleurs le sigle UDF est-il toujours d'actualité? Les députés ralliés au Nouveau centre se présenteront en effet aux élections législatives sous l'étiquette du PSLE (parti social libéral européen).

Face aux 535 candidats aux législatives du Modem, les 84 candidats du nouveau parti centriste profiteront du système d'alliance avec les candidats UMP, qu'ils n'auront pas à affronter. Résultat: le Modem n'est crédité par les sondages que d'un faible nombre de députés, alors que le Nouveau centre peut en espérer près de 25.

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