Le groupe coréen Hyundai en difficulté
La Tribune
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Le deuxième constructeur automobile sud-coréen Kia Motors, filiale de Hyundai Motor, annonce une perte d'exploitation pour 2006, sa première depuis huit ans, à 125 milliards de wons (115 millions d'euros environ). Le bénéfice net a plongé pour sa part de 94% et devient quasiment négligeable. La maison-mère Hyundai Motor, numéro un automobile du Pays du matin calme, a vu, elle aussi, son résultat opérationnel fléchir de 11% à 1.230 milliards de won (un milliard d'euros) et son profit net reculer d'un tiers à 1.530 milliards de won (1,3 milliard d'euros) sur l'exercice. Pas de quoi pavoiser.
Le consortium coréen incrimine le renchérissement du won, qui rend les voitures plus chères à l'export. De fait, les prix des véhicules ont augmenté à l'étranger. Un argument que réfutent cepenant les constructeurs européens, lesquels affirment que la devise coréenne n'en demeure pas moins toujours sous-évaluée. Hyundai accuse aussi les 17 jours de grève de l'an dernier, qui ont généré un manque à produire de plus de 115.000 unités.
Malgré leurs prévisions plus optimistes pour 2007, les Coréens doivent compter avec un climat social qui reste difficile, comme vient de le prouver un nouveau mouvement social chez Hyundai en début d'année. Ensuite, les démêlées judiciaires de son patron Chung Mong-Koo perturbent fortement les décisions au sein du groupe.
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