L'Allemagne voit ses comptes publics passer dans le vert
La Tribune
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L'information ne peut que faire des envieux de ce côté-ci du Rhin. Au premier semestre de l'année, l'Etat allemand a enregistré un léger excédent de 1,2 milliard d'euros, selon les données provisoires publiées par l'office Destatis. Sont compris dans cette statistique les comptes de l'Etat fédéral (Bund), des régions, communes, de l'agence fédérale pour l'emploi ainsi que des caisses de santé.
A part l'année 2000, où l'Etat avait enregistré des recettes exceptionnelles liées à la vente aux enchères des licences de téléphonie UMTS, jamais un excédent budgétaire n'avait pu s'afficher depuis la réunification du pays.
Il est vrai que la hausse de la TVA opérée au 1er janvier (+ 3 points, de 16 à 19%), peut expliquer en partie la réhabilitation des finances publiques. Mais la principale raison tient à l'excellente conjoncture que cette ponction fiscale n'a que peu perturbée, et qui voit les recettes fiscales globalement afficher une forte hausse de 5,6%. Dans le même temps, les dépenses n'ont progressé que de 0,7%.
Ainsi, le retour vigoureux de la croissance entamé début 2005 fait rapidement ressentir ses effets. Sur la même période de l'an dernier, le solde affichait encore une impasse de 23 milliards d'euros, et de 40,5 milliards en 2005. Cette année là, Berlin avait encore enfoncé les clous du pacte de stabilité européen, qui ne tolère que 3% de déficit public en termes de PIB.
L'an dernier déjà, la bonne conjoncture avait permis de limiter le déficit à 1,7% du PIB. Un excédent est possible à atteindre pour l'ensemble de l'année, estiment plusieurs experts. Berlin continue de tabler pour cette année sur un solde négatif de 0,5%, et vise l'équilibre d'ici 2010 au plus tard. La France a laissé entendre que cet objectif serait repoussé à 2012.
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