Santander : hausse de 36% des profits semestriels

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Le premier groupe bancaire espagnol, Santander, a enregistré au premier semestre un bénéfice net en hausse de 38,6% à 4,458 milliards d'euros, pour un produit net bancaire en progression de 22,8% à 7,417 milliards. Le groupe souhaite se séparer de son activité dans les retraites en Amérique latine.

Excellent début d'année pour Santander. Le premier groupe bancaire espagnol enregistre au premier semestre un bénéfice net en hausse de 38,6% à 4,458 milliards d'euros, pour un produit net bancaire en progression de 22,8% à 7,417 milliards. "Ce fut un semestre très bon", juge le directeur général de la banque, Alfredo Saenz.

Ce bénéfice net inclut 566 millions d'euros de la vente des 1,79% que Santander possédait dans l'italien Intesa Sanpaolo. "Sans cette opération, le bénéfice attribué est de 3,892 milliards d'euros, en hausse de 21%", précise le groupe dans son communiqué. Ces bénéfices hors exceptionnels sont au-delà des attentes des analystes qui tablaient sur un bénéfice net compris entre 3,68 et 3,74 milliards d'euros.

"La clé de ces résultats est une forte expansion de l'activité, qui augmente de 16%", selon le communiqué. Le géant bancaire souligne que ces résultats sont en ligne avec l'objectif de terminer l'exercice avec un bénéfice de 8 milliards d'euros, hors éléments exceptionnels. Par zone, l'Europe continentale génère 56% du bénéfice (2,468 milliards), tandis que le Royaume-Uni, où le groupe possède Abbey, contribue pour 13% (602 millions) et l'Amérique latine pour 31% (1,36 milliard d'euros), précise le communiqué du groupe.

Par secteur d'activité, la banque commerciale a enregistré un bénéfice avant impôts de 4,637 milliards d'euros (+30%). La banque d'affaires a enregistré un bénéfice de 1,303 milliard (+ 85%) et la gestion de portefeuille et assurance, un bénéfice de 355 millions (+15%).

Lors d'une conférence aux analystes, le directeur général du groupe a affirmé que Santander était en "négociations avancées" pour la vente de son activité dans les retraites en Amérique latine, qui n'est pas une "activité stratégique". Selon des informations de presse, le montant de l'opération pourrait se situer entre 1,2 et 1,4 milliard d'euros. En revanche sur le dossier ABN Amro, Alfredo Saenz a refusé de faire un quelconque commentaire sur les opérations du consortium bancaire auquel il appartient, avec Royal Bank of Scotland et Fortis, et qui mène un farouche combat contre Barclays pour acheter la néerlandaise ABN Amro

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