Un mouvement étudiant divisé aborde une semaine de mobilisation

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Le gouvernement garantit 1 milliard de plus par an pour les universités. La ministre va recevoir les syndicats étudiants la semaine prochaine. Et l'Unef s'est retirée de la Coordination étudiante.

Les journées de ces dimanche et lundi ont accentué les divisions du mouvement étudiant. Tout d'abord, un accord garantissant la hausse du budget des université de 50% en cinq ans, soit 1 milliard d'euros supplémentaire, devait être signé entre le gouvernement et la Conférence des présidents d'université (CPU), a annoncé ce lundi 26 novembre, le Premier ministre. Le budget de l'enseignement supérieur public passerait ainsi de 10 à 15 milliards en 2012. Cette annonce serait "de nature à calmer les inquiétudes des étudiants", indique la CPU, très satisfaite.

Ensuite, la ministre Valérie Pécresse rencontrera mardi prochain les syndicats étudiants représentatifs pour "discuter des préoccupation des étudiants", indique le ministère, "notamment la réussite en licence et les conditions de vie étudiante", comme le logement. Cette proposition, lancée dimanche 25 novembre, fait suite à la demande de l'Unef, premier syndicat étudiant. Son président, Bruno Julliard, réclamait "l'ouverture de discussion avec le gouvernement". Il a aussitôt répondu positivement à la proposition de Valérie Pécresse.

Parallèlement à cette réponse, l'Unef, seul syndicat participant au mouvement étudiant, quittait, dimanche 25, la Coordination nationale étudiante. Celle-ci réunissait à Lille les représentants de 67 universités sur 85, afin d'établir une plate-forme de revendication. Cette Coordination exige la suppression de la loi Pécresse sur l'autonomie des universités, ce que n'a jamais demandé l'Unef qui avait négocié avec la ministre le contenu de la loi.

Dans ces conditions de division, le mouvement étudiant devrait déboucher mardi 27 et jeudi 29 novembre sur deux journées de mobilisation, ainsi que, le 4 décembre, sur une "journée de mobilisation interprofessionnelle". Sur le terrain, une petite cinquantaine d'universités sur 85 seraient, selon les syndicats étudiants, encore perturbées à des titres divers. D'autres établissements reprendraient les cours, comme à Tours, où, fait exceptionnel, une consultation électronique a été organisée sous contrôle d'huissier. 81% des étudiants participants au vote se sont prononcés pour la reprise des cours.

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