Quand l'Asie attire....les structureurs

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Emboîtant le pas aux banques anglo-saxonnes, les banques asiatiques renforcent leurs plates-formes de dérivés, embauchant des spécialistes de produits structurés-venant d'Europe.

Les banques investissent à tour de bras pour profiter de la croissance du marché asiatique des dérivés et de leurs sous-jacents : produits structurés sur taux d'intérêts, crédits structurés, marché des changes exotiques, dérivés actions et dérivés sur matières premières. "En Asie, près de 50% des mandats d'affaires des banques concernent les spécialistes de la structuration, contre moins de 5% en Europe, indique John Jessen, associé fondateur du cabinet de chasseur de têtes Smith & Jessen, qui a ouvert à Singapour il y a six mois. Cette demande sans précédent pour un vivier de talents limité se traduit par une augmentation sensible des embauches et des rémunérations".

Recruteurs exigeants

Pour preuve : le directeur d'une major américaine peut engranger plus d'un 1,3 million d'euros de salaire annuel, et un vice-président senior gagner entre 536.000 et 938.0000 euros. Attention cependant, prévient John Jessen : "Les principaux recruteurs cherchent le plus souvent à recruter à l'intérieur de leur cercle restreint, quitte à payer plus. Leur conception des affaires les poussent à structurer les produits exotiques qui génèrent les plus gros bénéfices".

Les professionnels français du recrutement confirment cette tendance, Ainsi Guy de Brabois, consultant senior pour la division banque chez Robert Walters, constate : "Sur les dérivés, la tendance est mondiale. A mesure que les marchés asiatiques parviennent à maturité, les clients sont de plus en plus exigeants sur les produits et les stratégies d'investissement proposés. Les banques et les asset managers européens et français s'installent donc en Asie en implémentant leur savoir-faire".

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