L'inflation américaine a ralenti en mai, mais la confiance des ménages reste faible

Les dépenses de consommation des ménages américains ont progressé de 0,5% en mai par rapport à avril, et leurs revenus ont augmenté de 0,4%. L'inflation (1,9% pour l'indice de base) ralentit sur la même période. L'indice de confiance de l'université de Michigan est retombé en juin à son plus bas niveau depuis août 2006.

Les dépenses et revenus des ménages américains ont un peu moins progressé que prévu en mai aux Etats-Unis, tandis que l'inflation confirmait ses signes d'infléchissement, a indiqué le département du Commerce ce vendredi. Les dépenses de consommation des ménages ont progressé de 0,5% en mai par rapport à avril et leurs revenus ont augmenté de 0,4%. Ces chiffres sont inférieurs aux attentes des analystes, qui tablaient sur une hausse de 0,7% des dépenses et de 0,6% des revenus.

En avril, les dépenses avaient augmenté de 0,5% et les revenus accusé leur premier recul depuis août 2005 en baissant de 0,2%. Les dépenses de consommation sont suivies de près car ce sont elles qui assurent l'essentiel de la croissance américaine. Elles sont particulièrement surveillées en ce moment, les analystes redoutant que les déboires de l'immobilier n'affectent la consommation.

De son côté, l'indice mesurant les prix liés aux dépenses de consommation (PCE) a progressé de 0,5%, après une hausse de 0,3% le mois précédent, et l'indice de base (hors alimentation et énergie) a augmenté de 0,1%, comme en avril et comme attendu par les analystes. Sur un an, la hausse des prix s'est élevée à 2,3% en mai, après 2,2% en avril. Mais l'indice PCE de base n'a progressé que de 1,9%, contre 2% le mois précédent. Il s'agit, pour l'indice de base, de la hausse la plus faible depuis mars 2004.

Son passage sous la barre des 2% est, par ailleurs, symbolique car cela signifie qu'il est revenu dans la fourchette de tolérance de la banque centrale (Fed). La Fed avait laissé son principal taux directeur inchangé jeudi à 5,25%, en se félicitant de la légère amélioration affichée par l'inflation ces derniers mois, même si, avait-elle pris soin d'ajouter, il est encore trop tôt pour crier victoire car la tendance doit se confirmer.

En mai, le revenu disponible (après impôts) a augmenté de 0,4% après une baisse de 0,3% le mois précédent.
Mais en chiffres corrigés de l'inflation, le revenu disponible a reculé de 0,1%, après -0,6% déjà en avril, et les dépenses ont augmenté de 0,1% (après +0,2%). Cette faible progression des dépenses a été préservée grâce aux achats de biens durables (+0,6%) alors que les dépenses pour des services reculaient de 0,1%.

Les Américains ont continué de vivre à crédit en mai, avec un taux d'épargne toujours négatif (-1,4% du revenu disponible). Les ménages dépensent plus qu'ils ne gagnent depuis avril 2005.

Par ailleurs, les dépenses de construction ont progressé de 0,9% en mai par rapport à avril après une hausse de 0,2% le mois précédent, a annoncé vendredi le département du Commerce. Les analystes tablaient sur une hausse de 0,2% de ces dépenses. De plus, les chiffres du mois précédent ont été révisés en légère hausse à +0,2% au lieu de +0,1% comme annoncé dans un premier temps. Sur un an, les dépenses de construction ont reculé de 2,8% en mai.

Enfin, le moral des ménages américains s'est amélioré entre la première et la deuxième quinzaine de juin grâce au reflux des prix de l'essence à la pompe, mais il finit le mois à son plus bas niveau depuis août 2006, montrent les chiffres définitifs de l'enquête mensuelle Reuters-Université du Michigan. Son indice de confiance ressort à 85,3 pour juin contre 83,7 en première estimation et 88,3 en mai. Les économistes tablaient en moyenne sur un chiffre de 84. Cet indice était tombé à 82 en août 2006.

La composante de la situation actuelle ressort à 101,9 en juin contre 105,1 en mai, et 103,0 dans la première estimation publiée il y a deux semaines. Celle des anticipations des ménages a elle aussi reculé à 74,7 contre 77,6 le mois dernier et 76,5 en première estimation. L'anticipation à un an de l'inflation par les ménages a légèrement augmenté, à 3,4% contre 3,3% en mai, atteignant son plus haut niveau depuis dix mois.

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