Le baril de brut tombe sous 93 dollars après les stocks américains

La baisse moins forte qu'attendu des stocks américains de pétrole brut et le rebond du dollar ont favorisé la poursuite de la baisse du cours du baril aujourd'hui.

Les stocks américains de pétrole brut ont baissé nettement moins qu'attendu la semaine dernière - de 400.000 barils à 313,2 millions alors que les économistes attendaient en moyenne un recul de 900.000 barils - et ceux d'essence ont augmenté plus que prévu - de 1,4 million de barils alors que le marché anticipait une augmentation de 600.000 barils, grâce notamment à un rebond du taux d'utilisation des capacités de raffinage, a annoncé mercredi l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA). Le taux d'utilisation des capacités des raffineries a augmenté de 2,4 points à 89,4%. Le marché tablait sur une hausse de 0,6 point à 87,6%.

Ces statistiques ont entraîné une baisse du prix du baril de "light sweet crude" en dessous de 93 dollars. Après s'être approché des 100 dollars la semaine dernière (99,29 dollars au plus haut), il avait déjà perdu plus de 4 dollars en début de la semaine. L'interruption du mouvement de hausse est à mettre sur le compte des craintes grandissantes de récession. Pour certains observateurs, il est également possible que les pays de l'Opep décident d'augmenter leur production lors de leur prochaine réunion la semaine prochaine à Abou Dhabi.

Le rapport de l'EIA fait également état d'une hausse des stocks de brut de 600.000 barils à 15,2 millions de barils au terminal pétrolier de Cushing. Les stocks de WTI entreposés dans cette petite bourgade de l'Oklahoma servant de référence pour les contrats futurs du New York Mercantile Exchange (Nymex), ils sont surveillés de près par les investisseurs. Quant aux stocks de produits distillés (gazole et fioul de chauffage), particulièrement observés avec l'arrivée des températures hivernales, ils ont baissé de seulement 100.000 barils à 130,9 millions de barils, alors que les analystes tablaient sur un recul bien plus marqué, de 1,2 million de barils.

Autre explication avancée pour expliquer la décrue du cours du pétrole: le fort rebond du dollar. Sa faiblesse tend à soutenir artificiellement le prix du baril, dans la mesure où il est libellé en dollar. Or, le billet vert n'avait pas été aussi vaillant depuis deux semaines. Il est remonté face à la devise européenne, tombée sous 1,4715 dollar en début d'après-midi et face au yen. En milieu d'après-midi, il franchissait à nouveau le seuil de 110 yens.

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