Le fonds de Dubaï décroche les magasins américains Barneys

Fin de la bataille entre Istithmar et Fast Retailing pour le contrôle du groupe de grands magasins américain Barneys. Le groupe d'habillement japonais Fast Retailing, qui contrôle en France les marques Comptoir des Cotonniers et Princesse Tam-Tam, a renoncé à l'acquisition de la chaîne de grands magasins après la surenchère du fonds d'investissement de Dubaï Istithmar. L'enseigne new yorkaise sera vendue à la société de capital-risque contrôlée par l'Emirat de Dubaï pour 942,3 millions de dollars (684 millions d'euros) en numéraire.Le propriétaire de Barneys, la société Jones Apparel Group, avait annoncé mercredi, qu'elle accordait sa préférence à la dernière offre d'Istithmar, d'un montant de 942,3 millions de dollars. Dans ce duel, Fast Retailing avait jusqu'à ce jeudi soir pour surenchérir mais a finalement refusé de surenchérir au-dessus des 915,3 millions de dollars déjà proposé. Le porte-parole de Fast Retailing, Terunobu Aono, a expliqué que le groupe "constatait une disparité entre l'estimation de la valeur de l'entreprise et le prix à payer pour l'acquérir, ce qui d'un point de vue économique n'est plus rationnel".Le fonds émirati souhaite renforcer ses intérêts dans le commerce de détail. Istihtmar a multiplié les acquisitions ces derniers mois. En mai 2006, il rachetait la chaîne de magasins Loehmann de New York pour 300 millions de dollars. En octobre, il mettait la main sur le luxueux hôtel de Manhattan, le W Hotel Union Square. A plusieurs reprises, le fonds a acheté, au prix fort, des immeubles implantés au coeur de Manhattan. Le dernier nouveau venu dans la collection d'Istithmar, c'est le paquebot de croisière Queen Elisabeth 2, dont le rachat a été annoncé en juin dernier. Le bateau devrait se transformer en un luxueux hôtel flottant situé au large de l'émirat de Dubaï.En se retirant de la course, Fast Retailing a, de son côté, raté un des éléments clés de son plan d'expansion lancé en 2005. Le groupe nippon veut devenir le "numéro un mondial du vêtement décontracté" avec des ventes de 1 000 milliards de yens (6 milliards d'euros) par an. Il mène une intense campagne d'acquisitions de nouvelles enseignes à l'étranger dans le but de concurrencer des géants tels que l'américain Gap ou l'espagnol Zara.

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