Le projet du second porte-avions compromis

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La situation budgétaire de la défense rend "difficile la construction du second porte-avions", selon les déclarations d'Hervé Morin, ministre de la Défense. L'arbitrage devait être fait "dans les semaines qui viennent" par Nicolas Sarkozy.

Le "PA2" dont rêve la marine nationale pour épauler le "Charles-de-Gaulle" n'est pas prêt de prendre la mer. "Il est évident que la situation budgétaire de l'équipement de nos forces rend difficile la construction du second porte-avions", a expliqué le ministre de la Défense, Hervé Morin , lors de l'émission le grand rendez-vous (Europe 1, TV5 Monde Le parisien Aujourd'hui en France). "C'est un arbitrage que nous avons à faire, qui sera fait dans les semaines qui viennent", a ajouté Hervé Morin. "Le président de la République décidera".

Nicolas Sarkozy s'était prononcé le 7 février 2007, lors de la campagne présidentielle, en faveur de la construction d'un second porte-avions français, notamment pour assurer la continuité pendant les périodes d'immobilisation du Charles-de-Gaulle.

Depuis son arrivée à l'Elysée, il a réservé sa décision sur la construction de ce bâtiment, soumise notamment aux conclusions du Livre blanc sur la Défense. Attendu d'ici à l'été, ce document doit redéfinir la politique de défense de la France pour les quinze prochaines années.

Ce second porte-avions, qui pourrait se faire en coopération avec la Grande-Bretagne, représente "un budget final proche sans doute de 3,5 milliards d'euros" contre 3 milliards prévus initialement, avait estimé un rapport parlementaire publié en février. Cette évaluation avait toutefois été contestée peu après par le délégué général pour l'armement, François Lureau, qui avait démenti tout dérapage dans le coût du second porte-avions.

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