Fadela Amara annonce qu'elle ne votera pas Sarkozy en 2012

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La secrétaire d'Etat chargée de la Politique de la ville affirme, dans Le Point, qu'elle ne votera pas pour Nicolas Sarkozy lors de la prochaine présidentielle et qu'il le sait. Elle estime aussi que le PS actuel, "parti des bien planqués", est désespérant.

Nouvelle polémique en vue au sein du camp gouvernemental. Fadela Amara, secrétaire d'Etat chargée de la Politique de la ville, vient de jeter un nouveau pavé dans la mare en déclarant, dans un entretien publié par Le Point de ce jeudi, qu'elle ne votera pas pour Nicolas Sarkozy à la prochaine présidentielle de 2012. "Je suis une femme de gauche qui est entrée dans un gouvernement de droite parce que, dans les banlieues, il y a urgence", ajoute-t-elle en précisant que Nicolas Sarkozy "sait" qu'elle ne votera pas pour lui.

Elle explique aussi qu'elle votera socialiste "si le candidat est bon", faute de quoi elle s'abstiendra. Le meilleur candidat du PS serait selon elle François Hollande. La secrétaire d'Etat siège toujours au conseil municipal de Clermont-Ferrand, dans la majorité du maire socialiste Serge Godard.

Elle précise qu'elle se considère comme socialiste mais qu'elle n'est pas membre du PS qui, dit-il, la "désespère". "C'est le parti des bien planqués, qui pensent qu'habiter le XVIème, c'est habiter la France. Cette direction s'est éloignée des classes populaires, des ouvriers, des immigrés, des femmes", dit-elle.

Des propos qui devraient faire réagir l'UMP comme le PS. A l'heure où la classe politique bruisse des rumeurs de remaniement, Fadela Amara ne craint pas de choquer tous ceux, à droite comme à gauche, qui n'apprécient guère sa présence au gouvernement.

Il n'est pas sûr, en revanche, que Nicolas Sarkozy s'en formalise. Cette nouvelle saillie de sa secrétaire d'Etat lui fournit un argument tout trouvé en faveur de l'ouverture politique qu'il a pratiquée jusqu'alors, et qu'il souhaite poursuivre, et dont il a toujours dit qu'elle n'entravait en rien la liberté de parole et de pensée de ses différents ministres.

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