Grande-Bretagne : déficit commercial élevé en décembre, prix à la production au plus haut en janvier

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Le déficit commercial a légèrement reculé en décembre mais reste élevé. La poussée des prix à la production pourrait inciter la Banque d'Angleterre à ne pas baisser ses taux aussi vite qu'espéré par les économistes.

Comme la France, la Grande-Bretagne enregistre des déficits commerciaux. En décembre, le déficit du commerce extérieur est ressorti à 7,574 milliards de livres sterling (10,2 milliards d'euros), contre 7,910 milliards en novembre (révisé de 7,337 milliards en première estimation). Les exportations sont ressorties en baisse à 18,942 milliards de livres en décembre, contre 19,153 milliards le mois précédent, tandis que les importations ont également diminué à 26,156 milliards, contre 27,063 milliards en novembre.

L'amélioration - relative - du déficit commercial reflète notamment un excédent de la balance pétrolière de 103 millions de livres en novembre après un déficit de 751 millions de livres en novembre. En comptant les services, traditionnellement excédentaires au Royaume-Uni, la balance commerciale est ressortie en légère amélioration également, avec un déficit de 4,723 milliards de livres contre 4,801 milliards de livres en novembre, révisé à la hausse après être ressorti à 4,4 milliards de livres initialement.

Globalement, le déficit du commerce extérieur (biens uniquement) s'est largement aggravé en 2007, passant à 87,4 milliards de livres après 77,4 milliards de livres en 2006. Le déficit total (biens et services) est ressorti à 51 milliards de livres en 2007 contre 46,4 milliards en 2006. Pour Howard Archer du cabinet Global Insight, cité par l'AFP, "les chiffres de décembre devraient renforcer l'inquiétude de la Banque d'Angleterre sur une inflation qui se nourrirait de prix des importations dopés par une livre faible, en sus de prix du pétrole et de l'alimentation élevés". "En liaison avec la publication (ce lundi également) d'un bond dans les prix à la production en janvier, ce prix des importations devrait causer un sévère mal de tête à la Banque d'Angleterre" au moment de fixer ses taux, a-t-il prédit.

Justement, les prix à la production sont restés en janvier à leur plus haut niveau depuis plus de seize ans, en raison principalement de la hausse des cours du pétrole et des produits alimentaires, montrent les statistiques officielles publiées ce lundi. L'indice des prix à la production à augmenté de 1% par rapport à décembre, portant sa progression en rythme annuel à 5,7%, le plus élevé enregistré depuis juillet 1991.

Hors produits alimentaires, pétrole et tabac, les prix à la production ont progressé de 0,8% d'un mois sur l'autre, plus forte progression mensuelle depuis le début du recensement de ces données en 1986.

Ces chiffres pourraient inciter la Banque d'Angleterre à ne pas baisser ses taux d'intérêt aussi vite que ce que le marché anticipait pour éviter de favoriser les tensions inflationnistes. La livre sterling a d'ailleurs réduit une partie de ses pertes dans la foulée de cette statistique.

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