Le charme caché des valeurs moyennes

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Pour revenir en Bourse après la crise, pensez aux "mid-caps". Dans cet univers hétérogène, on trouve aussi bien des petites valeurs en pleine croissance que des grosses valeurs dont la capitalisation s'est effondrée à la suite de problèmes divers.

Valeurs moyennes, moyennes capitalisations, mid caps : le vocabulaire ne joue pas en leur faveur. De fait, ces valeurs qualifiées de moyennes sont souvent les grandes oubliées des investisseurs. Elles ne présentent ni l'aspect rassurant des grandes sociétés, ni le dynamisme espéré des petites entreprises. Dans cet univers hétérogène, on trouve aussi bien des petites valeurs en pleine croissance que des grosses valeurs dont la capitalisation s'est effondrée à la suite de problèmes divers. Pour cette raison, les fonds investis en valeurs moyennes sont souvent délaissés.

Or cette catégorie présente de réelles sources de performance. Bien que le nombre de titres soit restreint (environ 400 entreprises sur la zone euro), il est en constante évolution : de nombreuses valeurs entrent et sortent de cet univers, ce mouvement le renouvelant ainsi constamment.

Cet univers inclut en effet des ex-petites valeurs. Celles qui entrent dans les valeurs moyennes sont justement celles qui ont déjà un certain succès à leur actif. Moins risquées qu'à leur tout début, elles commencent à faire leurs preuves et possèdent encore un potentiel de croissance très important. Pour le gérant, le fait de gérer également des petites valeurs ou de travailler en équipe avec des gérants de fonds small caps est alors un atout considérable, ces ex-petites étant encore mal suivies et peu connues des analystes. L'objectif est alors de les accompagner dans leur parcours, de leur entrée dans cette catégorie... à leur sortie par le haut.

EN PLEINE MUTATION

Néanmoins, les grandes sociétés retombées dans les valeurs moyennes sont également une sour- ce importante de performance, souligne Jean-Luc Rondet, gérant chez Halbis du fonds HSBC Middle Cap Euro. Il s'agit souvent d'entreprises en pleine restructuration. Mais les gérants qui ont perdu de l'argent avec ces sociétés ne veulent souvent plus en entendre parler, alors qu'elles sont justement, à la suite de crises diverses, en pleine mutation. " Ce sont souvent des entreprises où le management vient de changer qui redéfinissent leur positionnement, leur stratégie. C'est en réalité le moment où il est intéressant de rencontrer leurs dirigeants, pour évaluer la nouvelle stratégie. "

Dans certains cas, c'est en effetle moment de revenir sur des valeurs exagérément délaissées, en tenant compte de leurs perspectives d'avenir plutôt que de leurs déboires passés. " C'est ce qui s'est produit avec Continental, par exemple, décrit Jean-Luc Rondet. Cette entreprise de pneumatiques avait connu de gros problèmes, il y a quelques années, et personne ne la suivait plus. Or elle s'est complètement repositionnée, et nous y avons vu un sérieux potentiel. Depuis, elle est sortie de mon univers d'investissement en redevenant... une large cap. "

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