UBS boucle le rachat de la CCR

UBS annonce la finalisation du rachat de la Caisse Centrale de Réescompte (CCR) à la Commerzbank, après l'obtention de l'approbation des autorités de tutelle. Le montant de l'opération, qui devait faire l'objet d'ajustements, a été ramené à 387 millions d'euros, au lieu des 435 millions annoncés initialement.

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UBS annonce ce lundi avoir finalisé le rachat de la Caisse Centrale de Réescompte (CCR) à la Commerzbank, après l'obtention de l'approbation des autorités de tutelle. Le montant de l'opération, qui devait faire l'objet d'ajustements, a été ramené à 387 millions d'euros, au lieu des 435 millions annoncés initialement. Il se décompose en 247 millions d'euros au titre de la participation de 100% dans le Groupe CCR et de 140 millions au titre du capital excédentaire de CCR.

UBS précise dans un communiqué que ces ajustements de prix sont encore provisoires et ajoute que le prix final de l'opération sera fixé une fois les ajustements définitifs effectués, après la clôture de la transaction. Le groupe bancaire suisse avait annoncé l'acquisition de la Caisse Centrale de Réescompte en octobre 2007.

Les encours de CCR totalisaient environ 13,3 milliards d'euros au 31 décembre, contre 17 milliards d'euros d'actifs au moment de la transaction, portant sur des produits de taux, une gestion actions "value" (valeurs décotées) et une gestion privée, logée au sein de CCR Chevrillon Philippe. Les activités de la CCR, qui emploie environ 190 personnes, seront intégrées au sein de la gestion d'actifs institutionnels et privés d'UBS en France, dont les encours avoisineront 25 milliards d'euros avec le rapprochement. CCR a subi un coup dur début octobre avec le départ du directeur général de CCR Actions, Marc Renaud, un des gérants clés du groupe, parti pour fonder sa propre société de gestion.

Début octobre, la banque suisse avait dévoilé l'ampleur de son exposition à la crise du "subprime". Fin janvier, elle a annoncé qu'elle serait dans le rouge pour l'exercice 2007, pour la première fois depuis 10 ans, après de nouvelles dépréciations liées au crédit hypothécaire à risque américain. La première banque suisse, numéro un mondial de la gestion de fortune, s'attend à une perte nette de 4,4 milliards de francs suisses.

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