Après une année 2007 difficile, De Beers reste inquiet pour 2008

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Le groupe sud-africain de diamants a vu son chiffre d'affaires et son bénéfice net reculer en 2007 en raison d'une conjoncture mondiale difficile. Du coup, le groupe annonce des perspectives 2008 également incertaines.

Mauvaise passe pour le groupe sud-africain De Beers. Le premier producteur mondial de diamants a annoncé ce vendredi un recul de 3% de son chiffre d'affaires en 2007 à 6,836 milliards de dollars (4,14 milliards d'euros). Le bénéfice net est ressorti pour sa part à 436 millions de dollars (301,1 millions d'euros), en baisse de 3,8%. Le bénéfice net ajusté (bénéfice net corrigé de certains paramètres, notamment fiscaux) est en hausse de 14% à 483 millions de dollars.

De même, les dépenses d'investissement ont augmenté de 18% en 2007 à 1,12 milliard de dollars, tandis que la production est restée stable à 51,1 millions de carats, la plus grosse partie provenant du Botswana. Si la demande de diamants bruts "est restée forte" toute l'année, pour le diamant de joaillerie, "de fortes ventes en Chine, Inde et Moyen Orient ont été partiellement effacées par un Noël décevant aux Etats-Unis".

Du coup, De Beers reste inquiet pour cette année. Le spécialiste du diamant, qui détient 40% de part de marché mondiale, compte produire à "des niveaux similaires" en 2008 mais relève "une grande incertitude quant aux conditions de marché mondiales". Il craint que "les conditions économiques aux Etats-Unis ne continuent à peser sur la consommation de diamants de joaillerie au premier semestre", notamment pour les diamants de moindre qualité. De Beers compte ainsi de nouveau sur la Chine, l'Inde et le Moyen Orient "pour soutenir les prix pour les diamants plus gros et de meilleure qualité".

Autre souci: les problèmes d'énergies en Afrique du Sud. Le pays a connu ces deux dernières semaines des pannes électriques fréquentes qui ont durement affecté la production minière sud-africaine, portant notamment le prix de l'or à de nouveaux records historiques.

De fait, De Beers préfère regarder "au-delà de 2008", et se dit "confiant dans les fondamentaux du marché du diamant". Grâce à la forte croissance enregistrée en Chine, en Inde et en Russie, le groupe pense que "la croissance de la demande pourrait excéder celle de l'offre, ce qui donne l'opportunité d'une future hausse des prix".

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