Grandes manoeuvres dans les mines: Vale renonce à Xstrata, Rio Tinto rejette l'offre de BHP
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Le géant minier brésilien Vale a renoncé à acheter son rival anglo-suisse Xstrata faute d'être parvenu à conclure un accord avec lui. "Nous n'avons pas réussi à conclure un accord entre les parties, ce qui a entraîné la fin des négociations", a indiqué la direction de Vale dans un communiqué diffusé mardi soir. Un peu plus tard dans la soirée, Xstrata a également confirmé l'échec des discussions. L'acquisition de Xstrata aurait fait de Vale la première compagnie minière du monde. Actuellement, elle est la seconde derrière l'anglo-australienne BHP Billiton.
Dans un communiqué, Vale (ex-Companhia Vale do Rio Doce, ou CVRD) a expliqué qu'elle avait soumis une proposition - de l'ordre de 90 milliards de dollars - pour l'achat de Xstrata "qui comprenait le paiement en argent cash et en actions, visant à acquérir 100% des actions de Xstrata". Selon le groupe brésilien, cette offre "aurait crée une valeur considérable pour les actionnaires des deux entreprises".
Un peu plus tôt, Roger Agnelli, président de Vale avait insisté sur les difficultés de l'opération. Les problèmes tournaient surtout autour de Glencore, l'actionnaire de référence de Xstrata, avec 34% des parts. Le négociant en matières premières aurait demandé une extension des accords à la vente de matières premières que l'anglo-suisse produit, comme le charbon ou le nickel. Extension refusée par les dirigeants de Vale qui ont préféré mettre fin aux négociations. Toutefois le brésilien "se réserve le droit pendant six mois d'annoncer encore une offre ou possible offre ou de participer à une offre ou possible offre".
L'autre grande bataille dans le secteur minier n'est pas non plus au mieux: Rio Tinto a rejeté une nouvelle fois l'offre hostile de son concurrent BHP Billiton en raison de l'insuffisance du montant proposé, 147 milliards de dollars (94 milliards d'euros). "Nous rejetons l'offre de BHP sur la base de sa valeur", a déclaré à Reuters Tom Albanese, le directeur exécutif de Rio Tinto. Il a souligné le risque que prennent selon lui les compagnies minières à vouloir grandir trop rapidement.
BHP a lancé le 6 février une offre sur Rio, proposant 3,4 de ses propres actions pour une action Rio, pour un montant évalué à l'époque à 147,4 milliards de dollars. Le conseil de Rio avait immédiatement rejeté l'offre. Cette OPE sur Tinto hérisse Pékin, dont le groupe public Chinalco a racheté le mois dernier 12% de Rio Tinto, pour une valeur de 14 milliards de dollars. À l'époque, Chinalco avait assuré qu'il ne comptait pas en prendre le contrôle.
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