G8 ministériel d'Osaka : halte à la spéculation sur le pétrole

Pendant deux jours, les grands argentiers des huit pays les plus industrialisés de la planète, réunis à Osaka au Japon, ont cherché des remèdes aux poussées inflationnistes actuelles. Ils ont mis en garde les spéculateurs, soupçonnés d'être en partie responsable de l'envolée des prix du pétrole.

Le dollar faible et le pétrole cher sont est au coeur des préoccupations des ministres des Finances du G8 (Etats-Unis, Japon, Grande-Bretagne, Allemagne, France, Italie, Canada et Russie) réunis vendredi et samedi à Osaka, au Japon, pour tenter de trouver la parade à une inflation dopée par la flambée des prix de l'or noir et ses répercussions sur une économie mondiale qui ralentit. Sans l'aval des banques centrales absentes du G8, le communiqué final des huit pays n'a pas évoqué directement les devises mais a averti que le fort renchérissement du pétrole et des produits alimentaires "pourrait accroître les pressions inflationnistes mondiales".

Les huit ministres des Finances ont demandé au Fonds monétaire international (FMI) d'enquêter sur la volatilité et la flambée des cours de pétrole brut. Pour les économistes, il s'agit d'un avertissement à l'égard des spéculateurs, même si la plupart des ministres avouent ignorer l'influence exacte de la spéculation sur les marchés de l'énergie. "Il est révélateur que les membres du G8 aient insisté sur leurs craintes partagées de l'inflation".

Concernant la faiblesse du dollar, également accusée d'alimenter la flambée du pétrole et le regain mondial d'inflation, le secrétaire américain au Trésor, Henry Paulson a répété au cours d'une conférence de presse à l'issue de la réunion de samedi: "un dollar fort est dans l'intérêt de notre nation", confirmant le virage rhétorique opéré ces derniers jours par les autorités américaines à propos de leur monnaie. Toutefois, Henry Paulson a voulu relativiser le fait que les investisseurs achètent massivement des contrats à terme pétroliers pour se couvrir face à l'affaiblissement du billet vert. Il affirme en effet que depuis 2002, "le dollar a perdu moins de 25% tandis que les prix pétroliers ont bondi de plus de 500%". Selon lui, cette augmentation vertigineuse de l'or noir est liée à l'insuffisance de l'offre.

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