Le marché signe pour Bic malgré le recul de ses résultats
La Tribune
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L'euro fort pénalise Bic. Le groupe français spécialisé dans la papeterie (stylos), les rasoirs et les briquets a enregistré une chute de 18,5% de son bénéfice net au premier semestre 2008, à 70,6 millions d'euros. L'évolution du taux de change et un premier trimestre faible en sont les principales explications. Au deuxième trimestre, le bénéfice net est resté stable à 45,5 millions d'euros.
Le chiffre d'affaires sur le semestre s'établit à 700,5 millions d'euros, en baisse de 3,9% mais aurait progressé de 2,7% à taux de change constants. Celui sur le deuxième trimestre recule de 1,6% (+5,8% hors effet de change), à 392,4 millions d'euros. Par activité, la papeterie enregistre une baisse de 5,4% de ses ventes à 348,4 millions d'euros. Les briquets reculent de 6,4% à 176,7 millions d'euros. Le chiffre d'affaires des rasoirs baisse de 6,1%, à 124,7 millions d'euros. Seuls les "autres produits" progressent de 29,6% à 50,7 millions d'euros, bénéficiant notamment du "succès des ventes de cartes téléphoniques en France" et de l'intégration d'Atchison Products (sacs promotionnels).
Le résultat d'exploitation du groupe a baissé de 19,6% au premier semestre, à 101,1 millions d'euros, "en raison de la poursuite des investissements de soutien de la marque, dans toutes les catégories", indique Bic. La marge d'exploitation sur le semestre recule de 2,8 points à 14,4%, pénalisée notamment par une charge exceptionnelle de 3,7 millions d'euros sur le deuxième trimestre, liée à la fermeture en juillet de l'usine de papeterie Stypen en France.
Malgré "un environnement difficile", Bic prévoit pour 2008 "une légère hausse du chiffre d'affaires à taux de change constants et une amélioration de la marge d'exploitation par rapport à celle du premier trimestre 2008".
Ces perspectives ont été saluées en Bourse ce mercredi par une hausse du titre de 10,6% à 39,54 euros.
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