La coalition d'Angela Merkel affronte dimanche deux tests régionaux cruciaux

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Deux scrutins régionaux se tiennent dimanche outre-Rhin, en Basse-Saxe et en Hesse, où deux barons de la CDU d'Angela Merkel vont tenter de conserver leur présidence de région. L'affaire est mal engagée en Hesse, où le SPD croit pouvoir récupérer un de ses anciens fiefs.

L'Allemagne aura ce dimanche les yeux braqués sur la Hesse et sur la Basse-Saxe. En Hesse, ce Land du centre-ouest où se joue une élection régionale qui pourrait avoir des répercussions nationales, une lutte au coude-à-coude oppose les chrétiens-démocrates (CDU) aux sociaux-démocrates (SPD), les deux partis de la grande coalition du gouvernement Merkel à Berlin.

En Basse-Saxe, Christian Wulff, un baron de la CDU, devrait selon toute vraisemblance être reconduit dans son fauteuil. Du coup, la presse s'intéresse surtout à la campagne menée en Hesse. Longtemps distancée dans les sondages, la candidate de gauche, Andrea Ypsilanti (SPD), y a effectué une spectaculaire remontée en labourant le terrain sur les thèmes des énergies renouvelables, de l'école toute la journée et la formation pour tous.

Son initiative la plus spectaculaire a été la pétition lancée pour la légalisation d'un salaire minimal généralisé, qui a recueilli 65.000 signatures dans le seul Land. Celle qui a dans le passé critiqué l'ex-chancelier Gerhard Schröder et ses réformes de l'agenda 2010 sur l'Etat providence, surfe aujourd'hui sur la soif de justice sociale dans un pays qui compte de nombreux oubliés de la croissance.

De son côté, Roland Koch, ministre-président du Land, a axé sa courte campagne sur la délinquance juvénile. L'agression d'un retraité allemand par deux jeunes d'origine étrangère dans le métro de Munich, qui avait choqué le pays, a servi les thèses du dirigeant de la CDU, qui devait dans la foulée lancer ses propositions telles que le renvoi sans délai des jeunes étrangers délinquants dans leur pays. Un discours aux relents racistes qui a cependant tourné au flop.

Chez Angela Merkel, l'impatience est grande de revenir à la routine du travail gouvernemental une fois les élections passées. Celle qui préside aussi la CDU a cependant certainement à craindre en cas de défaite de Roland Koch. La clé du scrutin repose chez les néocommunistes qui espèrent entrer au parlement régional hessois. Ce qui pourrait, en cas de vote serré, empêcher les projets d'alliance de la CDU avec son partenaire libéral du FDP. Et laisser un boulevard pour une renaissance de l'attelage SPD-Verts.

Ce qui se joue en Hesse "est aussi une élection pour la politique nationale", a prévenu Roland Koch. "Si nous ne parvenons pas à repousser les assauts des partis de gauche, alors il y aura des conséquences graves en vue de l'année 2009", avec les élections générales prévues à l'automne.

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