La location longue durée se met au développement durable

Trois raisons au changement des parcs automobiles : la nouvelle fiscalité, l'instauration d'un bonus-malus et le prix de plus en plus élevé du carburant.

Les véhicules de société sont soumis à une taxation différente selon leurs émissions de CO2.

Le parc des entreprises, petites et grandes, vire au vert.

Pour la première fois, en 2007, les ventes de véhicules aux professionnels ont dépassé le million d'unités, une hausse de 5 % par rapport à l'année précédente. C'est d'ailleurs ce marché qui tire les ventes des voitures neuves, d'où le souci des constructeurs de s'adapter. Mais le parc est en train d'évoluer puisque, aujourd'hui, plus encore que pour les particuliers, la donne a changé.

Trois raisons à cette évolution. Il y a d'abord la fiscalité écologique et l'instauration de bonus-malus en fonction des émissions de CO2. En effet, la taxe sur les véhicules de société (TVS) modifie les structures des flottes puisque, plus le véhicule pollue, plus il est soumis à la taxation. Par exemple, son montant sera de 480 euros pour une voiture émettant 110 g de CO2 par kilomètre, 2.700 euros pour des émissions atteignant 180g/km et 4.250 euros pour 250g/km. À titre d'exemple, une moyenne type Peugeot 307 émet 132 g/km(donc 660 euros de TVS) quand un gros 4×4 en émet 290 entraînant une TVS de 5.510 euros. Désormais, près de la moitié du parc des flottes émet moins de 140 g/km de CO2, contre 15 % il y a sept ans.

Deuxième changement, notable, les petites cylindrées ont davantage la cote. Clio et 207, les modèles les plus vendus aux entreprises, consolident leur place, poussés il est vrai par l'instauration de l'écopastille, plus avantageuse.

ÉCOPASTILLE

Même si les plus puissantes, BMW (+ 55 %) ou Mercedes (+ 70 %), ont vu leurs ventes progresser fortement juste avant cette mise en place au début de l'année et demeurent les préférées des chefs d'entreprise, l'Observatoire du véhicule d'entreprise (OVE) note que "la préoccupation des décideurs pour les enjeux environnementaux est partagée par toutes les catégories d'entreprises". D'où la ruée vers les voitures les moins gourmandes. Enfin, le diesel perd une (petite) partie de sa superbe : il demeure le carburant préféré des entreprises, car une partie de la TVA sur le gazole est récupérable. Mais l'amortissement de ce carburant, devenu au fil des mois presque aussi cher que le sans plomb, se fait désormais avec un kilométrage annuel de plus en plus conséquent, d'au moins 30.000 à 35.000 km selon les modèles. Ce qui oblige certaines flottes à conserver leurs voitures plus longtemps ou à s'orienter vers des motorisations un peu moins puissantes.

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