Nicolas Sarkozy invite Londres à resserrer ses liens avec l'Europe

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Le président français est en visite officielle en Grande-Bretagne où il doit rencontrer Gordon Brown. Au menu, la faiblesse du dollar mais aussi la coopération militaire franco-britannique et la défense européenne.

Peu avant de commencer sa visite d'Etat en Grande-Bretagne, le président Nicolas Sarkozy a appelé Londres à resserrer les liens franco-britanniques afin de maintenir l'économie européenne compétitive et de soutenir les industries de défense des deux pays. "Est-ce que l'on ne peut pas peser ensemble sur nos amis américains pour que le dollar remonte", s'est interrogé Nicolas Sarkozy dans une interview à BBC Radio 4 depuis Paris, selon une transcription remise aux journalistes. "Est-ce que l'on ne peut pas rassembler nos industries d'armement pour moins dépenser d'argent et être plus efficace", s'est également interrogé le chef de l'Etat.

Ce dernier commence aujourd'hui une visite de deux jours au Royaume-Uni au cours de laquelle il devrait également inciter ses interlocuteurs à travailler ensemble, dans le cadre du Traité simplifié, afin d'élaborer une politique d'immigration commune permettant d'encadrer les flux venant d'Europe de l'est et d'Afrique, d'intensifier la coopération anti-terroriste, de créer des règles de plus grande transparence pour les agences de notation et de renforcer les institutions internationales.

Nicolas Sarkozy doit rencontrer jeudi le Premier ministre britannique, Gordon Brown. Il a de nouveau déploré que l'appréciation de l'euro face au dollar, que les pays de la zone euro ne parviennent pas à endiguer, pousse les entreprises européennes, y compris l'avionneur EADS, à réduire l'emploi en Europe et à délocaliser certaines de ses activités à l'étranger.

L'euro a gagné 17% contre le billet vert au cours des douze derniers mois, pour atteindre un niveau record à 1,5904 dollar le 17 mars.

L'Europe a besoin d'une Grande-Bretagne pleinement impliquée dans ses fonctions et ses institutions afin de bénéficier de la vitalité économique britannique, a affirmé Nicolas Sarkozy. Interrogé sur l'ancien premier ministre Tony Blair et sa capacité à être un bon président pour l'Europe, le président a rendu hommage à l' "homme d'Etat qui a rendu de grands services à l'Europe" et pour lequel il ressent "beaucoup d'admiration et beaucoup d'amitié".

Enfin, il a laissé entendre que Paris pourrait renforcer ses troupes en Afghanistan afin d'aider les Etats-Unis et le Royaume-Uni, et les autres pays de l'Otan qui combattent contre les insurgés Talibans, sachant que les alliés engagent leurs troupes sur le "long terme". L'Otan ne peut pas perdre en Afghanistan car c'est là que se joue une partie de la lutte contre le terrorisme mondial, a estime Nicolas Sarkozy qui a appelé à "une nouvelle fraternité franco-britannique".

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