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Nicolas Sarkozy justifie sa méthode et ses choix

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Publié le 27 février 2008 à 04:20 - Mis à jour le 24 octobre 2008 à 18:44

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Dans une interview associant les lecteurs du Parisien, le chef de l'Etat s'explique sur la période politique délicate qu'il traverse en ce moment. Il s'affirme blessé par certaines attaques et dit vouloir poursuivre l'ouverture, en rendant un hommage appuyé au socialiste Claude Allègre.

Nouvelle opération de communication pour Nicolas Sarkozy qui justifie sa méthode ce mardi dans un entretien publié par Le Parisien, tout en admettant une erreur, lorsqu'il a répondu aux insultes d'un passant au Salon de l'Agriculture. "Il est difficile même quand on est président de ne pas répondre à une insulte, j'ai sans doute les défauts de mes qualités. Ce n'est pas parce qu'on est président qu'on devient quelqu'un sur lequel on peut s'essuyer les pieds."

"Cela étant, j'aurais mieux fait de ne pas lui répondre", concède le chef de l'Etat. Une phrase dont Dominique de Montvalon, directeur de la rédaction du journal, affirme ce mardi matin qu'elle n'a pas été prononcée au cours de l'entretien lui-même, mais rajoutée à l'occasion de la relecture du texte par l'Elysée. Dans une démarche inédite, Dominique de Montvalon a précisé que Le Parisien publierait mercredi la version non amendée de l'entretien. A noter que Le Parisien a tout de même titré l'interview avec, précisément, cette phrase....

Par ailleurs, le président est revenu sur la polémique sur la loi de rétention de sûreté, estimant que le principe de non-rétroactivité placerait les délinquants dans une situation inéquitable. "On aura donc deux catégories de "serial-violeurs": celui qui sera libre parce qu'il a été condamné juste avant la loi, et celui qui n'aura pas le droit de sortir parce qu'il a été condamné juste après", dit-il. "J'aimerais qu'on ne mette pas ce principe de la rétroactivité au service des criminels les plus dangereux".

Questionné sur la police de proximité, qu'il avait supprimée en tant que ministre de l'Intérieur, il répond: "pour moi, la vraie police de proximité, c'est la brigade anti-criminalité (...), ceux qui sont sur le terrain au moment où les délinquants s'y trouvent", opposant sa vision de la police à celle de la gauche, "faire des patrouilles dans les zones piétonnes à 9h du matin".

Interrogé ses projets en matière d'éducation, Sarkozy annonce deux nouveautés dès l'année prochaine: les résultats de l'école seront communiqués aux parents et il y aura une évaluation tous les deux ans des professeurs sur leurs résultats.

Evoquant la différence de popularité entre son Premier ministre et lui, le président estime qu'elle "prouve que la politique qui est mise en oeuvre est la bonne et que le décrochage est dû non pas à la politique, mais à des événements qui sont apparus dans ma vie et que j'ai dû gérer". Il revient sur les critiques dont sa personnalité fait l'objet. "Ma conception du rôle de chef de l'Etat, ce n'est pas de cultiver la sympathie, d'être le copain qu'on rêverait d'avoir". Il admet toutefois qu'il est parfois touché par certains mots: "quand le journal Marianne titre en couverture "Sarkozy est-il fou", cela me blesse".

Nicolas Sarkozy justifie aussi l'hyperactivité qui lui est parfois reprochée, "un devoir" selon lui."Si le président ne s'engage pas, ça ne bouge pas, déclare-t-il, si je ne tape pas du poing sur la table, si je n'exige pas des résultats, il ne se passe rien".

Il confirme qu'il souhaite poursuivre sa politique d'ouverture, rappelant que le nouveau président de la SNCF est un ancien collaborateur de Martine Aubry. "Je cherchais le meilleur, et j'ai estimé que le meilleur c'était lui". Et il redit enfin toute l'estime qu'il porte à Claude Allègre, "un homme avec qui j'aimerais un jour travailler (...), un grand scientifique."

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