Les Etats-Unis ont détruit 80.000 emplois en mars

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Pour le troisième mois consécutif, le marché de l'emploi outre-Atlantique s'est contracté. Le taux de chômage a grimpé à 5,1% le mois dernier, au plus haut depuis septembre 2005. Selon le New York Times, les Américains affichent un pessimisme record.

Mauvais mois de mars pour l'emploi outre-Atlantique. La première économie mondiale a détruit le mois dernier 80.000 emplois, son plus mauvais chiffre mensuel en cinq ans, alors que le marché tablait en moyenne sur 60.000 destructions de postes seulement, selon les données publiées ce vendredi par le département du Travail.

C'est le troisième mois consécutif de contraction du marché de l'emploi, après la destruction de 76.000 postes (révisé de 63.000) en février et de 76.000 en janvier (révisé de 22.000). Le taux de chômage a augmenté pour ressortir à 5,1% en mars, au plus haut depuis septembre 2005, mois lors duquel il s'était aussi inscrit à 5,1%.

Les économistes tablaient en moyenne sur une hausse du taux de chômage à 5% seulement, après un taux à 4,8% en février.

Sur l'ensemble du premier trimestre, les destructions d'emplois ont été de 77.000 en moyenne par mois, à comparer avec 76.000 créations en moyenne par mois au cours du dernier trimestre 2007, selon Keith Hall, du bureau des statistiques du ministère. Les secteurs qui ont le plus détruit d'emplois en mars ont été la construction et l'industrie manufacturière.

Le ralentissement économique pèse en tout cas sur le moral des Américains qui affichent un pessimisme record, 81% d'entre eux estimant que leur pays va dans la mauvaise direction, selon un sondage New York Times/CBS publié vendredi. La proportion de personnes pensant que les Etats-Unis "vont dans la mauvaise direction" était de 69% il y a un an et de 35% début 2002, note le journal qui réalise régulièrement cette enquête. Selon le journal, ce taux de pessimisme n'a jamais été aussi élevé depuis le début des années 90.

Si la guerre en Irak a largement contribué à miner le moral des Américains depuis son déclenchement en mars 2003, l'économie est désormais au centre de leurs préoccupations: seuls 21% d'entre eux pensent que l'économie dans son ensemble va bien et deux personnes sur trois jugent qu'elle est en récession. Tout en affichant un fort pessimisme sur l'économie du pays, une large majorité d'Américains (72%) disent toutefois que leur situation financière personnelle est plutôt bonne, contre 27% qui pensent le contraire.

Face à un conflit en Irak qui se prolonge et qui a déjà coûté plusieurs centaines de milliards de dollars, et la menace d'une récession économique, la popularité de George W. Bush reste très faible, avec 28% des personnes interrogées affirmant que le président américain fait un bon travail.

Au sujet de la crise immobilière et des difficultés du système financier, le sondage indique que les Américains tiennent avant tout pour responsables les institutions en charge de la régulation (40%), devant les organismes prêteurs (28%) et les emprunteurs (14%).

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