Franco Marini va former un gouvernement de transition en Italie

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Le président italien a désigné le président du Sénat, Franco Marini, ce mercredi, afin de former un cabinet de transition chargé d'établir une nouvelle loi électorale. Reste à ce gouvernement, par essence fragile, à obtenir la confiance du parlement.

Le président du Sénat italien, Franco Marini, a été désigné ce mercredi par le président Giorgio Napolitano pour former un gouvernement de transition chargé de réformer le mode de scrutin avant de nouvelles élections. Franco Marini, 74 ans, ancien syndicaliste et démocrate-chrétien, est membre de la Marguerite, une des principales composantes de la coalition de gauche du président du Conseil, Romano Prodi, démissionnaire après sa mise en minorité jeudi dernier au Sénat.

Mais il sera difficile à ce nouvel exécutif d'obtenir la confiance des deux chambres du parlement, surtout au Sénat où le cabinet Prodi ne disposait, jusqu'à sa chute, que d'un à deux sièges d'avance. Le parti de centre-droit UDC s'est en effet rangé mardi à l'opinion générale de la droite italienne menée par Silvio Berlusconi : une dissolution du parlement et des élections parlementaires immédiates (c'est-à-dire dans les 70 jours selon la Constitution, soit a priori en avril prochain) plutôt qu'un gouvernement "technique" de transition.

Or, les vingt sénateurs de l'UDC auraient pu faire pencher la balance en faveur d'un tel cabinet de transition. Même si le Parti démocrate (centre-gauche) de Walter Veltroni est crédité de 28 à 36% des intentions de vote dans divers sondages récents, la Maison des libertés (droite) menée par Silvio Berlusconi est assurée de 52 à 56% des suffrages. D'où l'opposition du Cavaliere à un gouvernement de transition, retardant son retour au pouvoir via des élections.

"Ce qu'il est peut-être possible de réaliser - sur le papier - est un gouvernement faible de transition, condamné à ne pas avoir la confiance du Sénat ou bien de l'obtenir à un ou deux votes près : un gouvernement Prodi-bis mais sans Prodi", analysait ce mercredi matin l'éditorialiste Stefano Folli dans les pages d'Il Sole 24 ore. En tout état de cause, Franco Marini devra se présenter mardi ou mercredi prochain devant le parlement pour obtenir la confiance.

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